15 avr 2021

Sur Catherine de Médicis

Balzac, Honoré de

Sur Catherine de Médicis

Un voyage dans l’histoire et un voyage merveilleux dans le Paris de l’époque et les châteaux de la Loire.

Un tableau de la politique centré sur cette femme que Balzac admirait pour son courage et sa détermination, tout comme il admirait Machiavel et Napoléon, véritables chefs d’État à l’aube d’une époque où la politique française prenait du corps, alors qu’« il n’y avait pas d’autres fonctions ministérielles que celles de Surintendant des finances, de Chancelier et Garde-des-sceaux ».

« Catherine […] son œil noir nageait dans cette indécision tant reprochée aux grands politiques et qui chez eux vient de l’étendue même du coup d’œil par lequel ils embrassent toutes les difficultés. […] Ses oreilles tintaient, son sang s’agitait, et néanmoins elle demeurait calme, digne, tout en mesurant l’abîme politique au-dessus de l’abîme réel qui s’étendait sous ses pieds. […] Une reine imposante, une veuve impénétrable, sans autre passion que celle du pouvoir. »

Des précisions sur la grande Histoire et une histoire des rois, de leurs mœurs, de leurs familles et de leur façon de faire de la politique, racontée avec beaucoup d’esprit et de style, ainsi que des opinions personnelles dont les politiciens de maintenant pourraient s’inspirer.

Voici une autre illustration, un passage à propos de Luther et de Calvin, à l’époque de la Réforme : « Calvin voyait alors le gouvernement là où Luther n’avait vu que le dogme. Là où le gros buveur de bière, l’amoureux Allemand se battait avec le diable et lui jetait son encrier à la figure, le Picard, souffreteux célibataire, faisait des plans de campagne, dirigeait des combats, armait des princes, et soulevait des peuples entiers en semant les doctrines républicaines au cœur des bourgeoisies… »

Membre : N.L., Île-des-Soeurs

Balzac, Honoré de. Sur Catherine de Médicis, Éditions du Carrousel, 1846, 1999, 417 pages.



Partager cet article sur : Partager sur Facebook Partager sur Twitter