30 sept 2021

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Le Parc à chiens (Stock, 2019, 2021), de l’écrivaine finlandaise Sofi Oksanen, porte bien son titre, car c’est le point de départ de cette histoire.

L’auteure de Purge (2008), nous promène ici de Snijné au village de Mykolaïv, de Dnipropetrovsk à Odessa en Ukraine, d’Helsinki en Suède, de Paris à…, sur une période s’étalant de 1992 à 2016, avec des retours dans le passé. Il faut donc être très attentif au moindre détail pour ne pas perdre le fil de l’intrigue qui, je dois l’avouer, n’est pas toujours facile à suivre.

Helsinki, 2016. Pourquoi la narratrice, Olenka, originaire de Snijné, ville minière ukrainienne, s’assoit-elle régulièrement sur un banc d’un jardin public, face à ce parc à chiens, avec des livres empruntés à la bibliothèque ? « Mon sac bourré de romans conférait à mes visites une apparence naturelle. Si jamais l’on me posait des questions, j’expliquais que j’étais une grande amie des bêtes et que j’aimais bien les regarder jouer, mais que mes allergies m’empêchaient d’avoir un animal domestique. »

Petit à petit, nous découvrons qui est Olenka. Orpheline de père depuis l’âge de 14 ans, elle a brièvement œuvré dans le monde du mannequinat à Paris avant de se retrouver à travailler dans une agence qui aide certaines femmes à… Elle ne cesse de se poser moult questions : a-t-elle pris les bonnes décisions ? Y a-t-il une forme de regret ? Aurait-elle pu faire autrement ? Ce n’est qu’à la page 150 du roman qui en comporte 479, qu’est dévoilée, au détour d’une phrase, une information importante qui m’a permis de saisir l’ampleur du drame. Quelque chose a mal tourné, mais quoi ?

Un jour, Daria s’assoit sur le banc à ses côtés. Qui est cette femme ? Elle a été sous les ordres d’Olenka durant un certain temps, mais elles ne s’étaient pas revues depuis des années. Que fait-elle là ? Comment l’a-t-elle retrouvée ? Est-ce un pur hasard ? Est-elle venue prendre sa revanche ? Lui en veut-elle encore ?

Olenka qui s’adresse à une tierce personne pour raconter son histoire (ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus), ne cesse de mentir aux uns et aux autres au sujet de ses origines ou de son travail. Par exemple, quand Daria lui demande ce qu’elle fait maintenant, Olenka lui dit qu’elle a un emploi dans une boîte de traduction – ce qui est plausible, car elle se débrouille en plusieurs langues –, alors que dans les faits, il n’en est rien et, plus encore, elle a une nouvelle identité : Ruslana Toivonen. Pourquoi ? Sa vie est-elle en danger ? Qui en voudrait à ce point à Olenka ?

Daria « espionne » aussi certaines personnes qui fréquentent quotidiennement ce parc à chiens. Qui sont-ils ? Un couple qu’elle a connu ? D’anciens clients lorsqu’elle était au service d’Olenka ? Pourquoi Daria était-elle considérée comme « l’étoile » qui a permis à son ancienne patronne de rayonner ? D’obtenir une place tant convoitée ?

Comme vous pouvez le constater, le roman comporte beaucoup de points d’interrogation. Il vous faudra être patient(e)s pour trouver réponses à ces multiples questions. Vous m’en donnerez des nouvelles !


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Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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