29 avr 2021

Betty

McDaniel, Tiffany

Betty

Récit inoubliable, tendre, triste et drôle à la fois. Oui, Betty comporte 716 pages, mais il n’y a pas une ligne de trop, car Tiffany McDaniel a du souffle. Cette trentenaire campe de manière très réaliste ses personnages ainsi que les lieux où se déroulent cette fresque peinte à la manière des plus grands écrivains.

Comment ne pas s’attacher à certains membres de cette famille américaine dont l’histoire, à sa source, est celle de l’écrivaine, qui s’échelonne sur plusieurs générations.

La narratrice, Betty Carpenter, prend la plume pour nous raconter sur un peu plus de soixante ans, du début du XXe siècle jusqu’en 1973, le quotidien des siens, les liens qui unissent les uns aux autres, les déchirements, les trahisons, les drames.

La figure paternelle occupe, ici, une place centrale. Landon, de descendance cherokee, est le père des huit enfants (dont Betty) que lui a donnés Alka, sa femme blanche. Il est un conteur né, un être attachant dont on voudrait suivre les conseils.

Je vous souhaite autant de plaisir que j’en ai eu à la lecture de Betty.

Membre : Rivière-des-Prairies

McDaniel, Tiffany. Betty, Éditions Gallmeister, 2020, 716 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



Partager cet article sur : Partager sur Facebook Partager sur Twitter