17/06

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Corps défendus (Flammarion, 2021) de Laure Heinich – avocate française spécialisée en droit pénal –, nous permet de mieux comprendre les mécanismes qui conduisent du point A, le meurtre d’une jeune femme de 20 ans et six mois, au point Z, le procès du meurtrier.

Sud de la France, Perpignan. Un homme dont la fille est morte appelle en pleurs la narratrice (jamais nommée), avocate de profession. Il lui dit qu’il va venir la rencontrer « avec son ex-femme, ex-épouse depuis longtemps, ex-mère depuis un instant. » Il s’agit des Willaert, les parents d’Ève.

La fin de semaine du dernier jour de sa courte vie, Ève s’était retrouvée seule dans le pavillon à deux niveaux qu’elle partageait avec deux colocataires, partis dans leur famille respective. C’est là où l’impensable s’est produit.

Ce crime ignoble est très vite exposé dans le récit. Pourquoi Jean, 30 ans, a-t-il avoué avoir violé et tué Ève Willaert dans la nuit du 8 au 9 septembre ? A-t-il perdu pied avec la réalité ou est-ce plutôt un cas de dissociation de la personnalité ? Avait-il consommé des substances illicites ? Moment d’égarement ou acte prémédité ? En voulait-t-il à Ève d’être, depuis peu, amoureuse d’une femme ? Bien sûr, peu importe la ou les raison(s), rien n’excuse la finalité du geste, un féminicide de plus.

Jean est aussitôt envoyé à la maison d’arrêt de Perpignan. Il va, entre autres, subir une évaluation psychologique et psychiatrique. Le dossier d’Ève est défendu par la narratrice ; on assigne à Jean un avocat d’office, puisqu’il n’en connaît aucun. Il s’agit de Marianne, avocate généraliste qui en est à sa première affaire criminelle, secondée à sa demande par Jamin, un collègue plus expérimenté.

Corps défendus reconstitue les faits à partir du moment où Jean avouera : « Je l’ai tuée au petit matin ». Est-ce que Jean et Ève se connaissaient ? Si oui, dans quelles circonstances s’étaient-ils rencontrés ? Pourquoi ne s’est-elle pas doutée des intentions de son assassin ?

Trois ans plus tard, Jean subit enfin son procès devant jurés à la cour d’assises de Perpignan : délibérations, verdict, sentence. Entre ces étapes qui détermineront le nombre d’années qu’il passera derrière les barreaux, plusieurs détails sont révélés sur les protagonistes principaux.

Par exemple, on apprend que l’avocate-narratrice, juive, divorcée, est depuis quatre ans en couple avec Camille et, d’une précédente union, la mère d’un jeune garçon, prénommé Saul.

Jean, lui, est fils unique de Suzanne, qui est aux abonnés absents, et orphelin de père depuis l’âge de 10 ans ; il n’a pas terminé ses études et ne sait trop comment combler le vide de sa vie.

Ève, décoratrice d’intérieure, habitait depuis deux ans les Pyrénées-Orientales. Elle laisse derrière elle Émilie, son amoureuse, Claire, sa sœur aînée, Méganie, sa meilleure amie, Driss, son ex, et ses parents, bien sûr.

Sans temps morts, Corps défendus est un coup de poing en plein plexus. Le roman nous fait prendre conscience combien la vie d’une jeune femme peut être fauchée pour des raisons incompréhensibles. Terrible !


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Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,

Marie-Anne


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À la belle époque des tramways : un voyage nostalgique dans le passé

Pharand, Jacques

À la belle époque des tramways

L'auteur, né en 1944 dans le Mile End, s'intéresse depuis sa jeunesse aux tramways de Montréal. Dans ce livre, il nous présente en 14 chapitres le résultat de ses recherches pour en établir l'histoire, notamment au plan financier, et en recueillir les artefacts (billets, reçus, correspondances) qui jalonnent cette histoire.

Le transport en commun à Montréal s'amorce en 1847 par un parcours de huit kilomètres reliant Montréal à Lachine. Des voitures hippomobiles furent d'abord utilisées, qui seront remplacées par des tramways de différents fournisseurs, puis des trolleybus, des autobus et, enfin, par le métro.

Comme le titre l'indique, Jacques Pharand s'attache essentiellement aux tramways, qui demeurèrent en service jusqu'au 31 août 1959. Tous ceux qui, comme moi, ont vécu avant cette période se remémoreront avec plaisir nos « p'tits chars », comme ils étaient couramment nommés.

Le livre est fort bien écrit et se lit fort bien aussi. On peut déplorer que son format (18 x 22 cm) ne rende pas justice aux nombreuses photos et qu'il n'y ait pas de tableaux présentant chronologiquement les diverses lignes qui ont assuré le service de transport aux Montréalais.

Membre : Pierre, abonné de la bibliothèque Germaine-Guèvremont Pharand, Jacques. À la belle époque des tramways : un voyage nostalgique dans le passé, Éditions de l'Homme, 1997, 281 pages.

Bartleby, le scribe : une histoire de Wall Street

Munuera, José-Luis

Bartleby, le scribe

Quelle belle réussite que cette adaptation d'une nouvelle d'Herman Melville ! J'ai été séduite par le graphisme, les couleurs et le thème de ce roman graphique.

Je ne me souviens pas avoir lu cette nouvelle, donc j'ai commencé ma lecture sans aucun a priori. Il faut le dire, l'histoire est très étrange. Bartleby est embauché comme scribe par un notaire et au début, tout se passe bien. Jusqu'à ce qu'un jour Bartleby cesse le travail et ne cesse de répéter lorsque son employeur le questionne : « Je préférerais ne pas. » Cette simple phrase va complètement perturber la vie du notaire...

Pour moi, mais pas que, je suppose, Bartleby est en quelque sorte une représentation de résistance passive à l'état pur. Quoiqu'on lui dise, quoiqu'on lui fasse, il reste imperturbable et déstabilise ceux qui l'entourent.

Bien qu'écrit au XIXe siècle, ce texte reste d'une actualité étonnante. Certains vont aimer, d'autres pas, mais au final tous ceux qui liront cette BD seront marqués pas Bartleby.

Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Munuera, José-Luis. Bartleby, le scribe : une histoire de Wall Street, Éditions Dargaud Benelux, 2021, 68 pages.

La Cité de feu

Mosse, Kate

La Cité de feu

Dans le premier tome d’une trilogie, l’auteure Kate Mosse ancre son intrigue dans les guerres de religion qui ont ravagé le royaume de France, opposant catholiques et protestants (également appelés huguenots) dans la deuxième moitié du XVIe siècle.

L’histoire débute en 1862 au cap de Bonne-Espérance. Une jeune femme se penche sur la stèle de ses ancêtres, s’il faut en croire un journal intime vieux de trois cents ans. Tout à coup, elle sent une arme pressée sur sa nuque. Un homme qui la traque depuis longtemps veut lui ravir le journal et, sûrement, la faire disparaître. Pourquoi ?

La réponse se situe dans un passé très lointain. En 1562, la famille Joubert, d’obédience catholique, habite la cité de Carcassonne, mais tient dans la bastide une librairie spécialisée dans les ouvrages religieux de toutes tendances. Depuis le décès de Florence, sa femme, le père, Bernard, élève seul ses trois enfants : Marguerite, dite Minou, Aimeric et Alis.

Plusieurs fils de l’intrigue s’entremêlent sur fond de la montée de l’intolérance religieuse. À Carcassonne, Minou croise un jeune huguenot, Piet Reydon, qui se bat pour la liberté de culte. Par un concours de circonstances, le couple se rencontrera de nouveau à Toulouse, mais une menace pesant sur Minou le conduira à un domaine mystérieux en pleine forêt.

Piet retrouve Vital, un vieux compagnon d’études dont il était très proche. Vital est maintenant le chanoine Valentin et poursuit des objectifs à première vue religieux, mais de plus en plus teintés d’ambition et d’une passion dévorante pour les reliques religieuses. Vital pourchassera Piet, accusé d’avoir volé un fragment du suaire d’Antioche.

Dans le petit village de Puivert, le seigneur de Bruyère se meurt, empoisonné par son épouse, Blanche. Il révèle à son entourage l’existence d’un testament de sa première femme, Marguerite, morte en couches, en vertu duquel le nouveau-né, et non Blanche, héritera du domaine. Or, ce nouveau-né n’est autre que Minou, soustraite par Bernard et Florence au courroux du seigneur vingt ans plus tôt. À partir de ce moment, Blanche n’a qu’une obsession : récupérer le testament et éliminer Minou.

Kate Mosse mélange avec art la petite et la grande histoire. Les éléments de fiction s’imbriquent aisément dans les faits historiques, ce qui donne une lecture à la fois divertissante et instructive. Les personnages sont bien définis, particulièrement Minou, dont l’esprit vif et indépendant est singulier pour l’époque.

Titre original : The Burning Chambers Membre : Ginette, bibliothèque d'Ahuntsic Mosse, Kate. La Cité de feu, Éditions Sonatine, 2018, 2020, 605 pages.

Le Serpent majuscule

Lemaitre, Pierre

Le Serpent majuscule

Fait étonnant, ce roman est le premier qu'a écrit Lemaitre. Écrit en 1985, mais jamais publié pour diverses raisons qu'il nous explique dans son avant-propos. Contrairement à ses plus récents, celui-ci est un polar dans la même veine que ceux publiés au tout début, dont Alex (2011). Donc, un roman très noir, mais en même temps très drôle.

Mathilde est une tueuse à gages qui roule sa bosse depuis plusieurs années. En fait, elle a fait ses premières armes dans la Résistance : c'est en 1942 qu'elle commence sa carrière en tuant deux agents allemands qui menaçaient de compromettre une opération.

Maintenant, âgée d'une soixantaine d'années, elle commence à commettre de petites erreurs. Son travail n'est plus aussi soigné... et le commanditaire s'impatiente.

C'est original, drôle, très bien écrit et on a hâte de savoir comment Lemaitre va s'en tirer pour conclure cette histoire abracadabrante.

Membre : Michel, Saint-Jean-sur-Richelieu Lemaitre, Pierre. Le Serpent majuscule, Éditions Albin Michel, 2021, 331 pages.

Les Murs Blancs

Domenach, Léa et Hugo

Les Murs Blancs

Un parc, une bâtisse imposante au départ délabrée, plusieurs familles dont les pères et mères sont des intellectuels avec pour lien le fait de faire partie du comité de rédaction de la revue française Esprit. Voici les éléments de ce livre qui nous dépeint comment ces intellectuels vont bâtir une communauté de vie au sud de Paris.

Les Murs Blancs m’a permis de découvrir qui sont certains des penseurs français de l’après-guerre et, en outre, Paul Ricoeur, dont le président Emmanuel Macron a été si proche, et comment ces foyers familiaux essayaient d’atteindre un idéal de vie communautaire.

Membre : Christine, Duvernay (Laval) Domenach, Léa et Hugo. Les Murs Blancs, Éditions Grasset, 2021, 317 pages.

Les Sept Mariages d'Edgar et Ludmilla

Rufin, Jean-Christophe

Les Sept mariages d'Edgar et Ludmilla

Comme l’auteur l’écrit bien : « Divorcé quatre fois et marié trois fois à la même femme, Jean-Christophe Rufin s’est inspiré de son histoire personnelle pour rédiger celle d’Edgar et Ludmilla. Comme Edgar qui arrache Ludmilla à un pays en guerre, Jean-Christophe Rufin a aussi vécu cet épisode. » Sa conjointe est native de l’Éthiopie.

Ce livre est un joli conte ou, si vous préférez, une saga pour adultes. C’est l’histoire amusante et tragique d’un couple hors du commun où l’amour et l’amitié sont toujours au rendez-vous.

La plume de l’auteur nous charme du début à la fin. Voilà un livre tonique. Bonne lecture !

Abonnée : bibliothèque Germaine-Guèvremont Rufin, Jean-Christophe. Les Sept Mariages d'Edgar et Ludmilla, Éditions Gallimard, 2019, 374 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Manikanetish : Petite Marguerite

Fontaine, Naomi

Manikanetish

Yammie a quitté son village innu à sept ans. À la fin de son bac, elle accepte d'y retourner comme enseignante de français au secondaire. Tout un défi pour elle, partagée entre deux cultures. Mais elle y mettra toute son énergie pour affronter les nouvelles réalités de la réserve, la vie des jeunes, leur détresse, les grossesses précoces, les suicides, mais aussi la résilience, la solidarité, l'attachement, son retour aux sources, à la nature.

Le livre est construit en petits chapitres courts qui débutent chacun par un mot-clé. Naomi Fontaine a une magnifique écriture fluide et sensible. J'avais aussi adoré son dernier livre Shuni (2020) et vu le très beau film Kuessipan (2019) de Myriam Verreault, d’après le roman de Naomi Fontaine.

Juin est le mois national de l'histoire autochtone et le mois de la littérature autochtone. Quelle belle occasion pour découvrir tous ces excellents auteurs !

Membre : Lachine Fontaine, Naomi. Manikanetish : Petite Marguerite, Mémoire d'encrier, 2017, 140 pages.

Miroir de nos peines

Lemaitre, Pierre

Miroir de nos peines Lemaitre Pierre

Toute cette histoire se déroule alors que les Allemands se dirigent vers Paris.

Louise est une jeune femme qui cumule deux emplois. Elle sert des repas dans un restaurant, La Petite Bohème, qui appartient à Jules, et elle enseigne à de jeunes enfants dans une école. Un client du restaurant, qui est médecin, lui demande un jour de se montrer nue pour lui. Il lui offre une somme d'argent intéressante. Louise accepte, finalement.

Elle se rend dans un hôtel particulier, monte à la chambre, se déshabille devant ce docteur avec beaucoup de réticence et, lorsqu’elle est nue, il se suicide en se tirant une balle dans la tête. La mort de cet homme la projette dans une recherche des liens du passé. Elle apprend que sa mère était la maîtresse du docteur et qu'elle aurait un demi-frère.

Gabriel est un soldat un peu rigide. Il respecte le règlement à la lettre. Il est constamment inquiet face à une attaque par gaz chimique en provenance des Allemands. Il côtoie Raoul qui est manipulateur, voleur, bref, qui emploie son temps à élaborer toutes sortes de combines peu honnêtes. Ils sont militaires sur la même base d'opération. Appelés au combat, ils fuient ensemble l'armée ; leur destin sera alors fortement lié.

Désiré, est un homme au passé nébuleux. Les références qu'il donne pour être embauché sont floues. Par contre, il est doué d'une influence sur son entourage qui frôle souvent le génie. Il sait manipuler les informations et transformer les indications de l'avancée des Allemands à la faveur des Français. Il sait disparaître lorsque le besoin se présente.

Les destins de ces protagonistes se croisent dans des circonstances particulières, après un long chemin rempli de toutes sortes d'événements. Ces personnages sont attachants, j'ai pris plaisir à les suivre dans toutes les situations inconfortables qu'ils vivent.

Ce livre fait suite aux deux premiers romans de la trilogie : Au revoir là-haut (2016) et Couleurs de l'incendie (2018).

Membre : Pierre, Saint-Jean-sur-Richelieu Lemaitre, Pierre. Miroir de nos peines, Albin Michel, 2020, 537 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Pink Air

Fields, Elysian

Pink Air

Voici le neuvième album du groupe formé en 1995. Leur style : du « rock noir », fait de balades mélancoliques et sombres.

Ils ont souvent teinté leurs albums de jazz, mais ici Elysian Fields se tourne complètement vers le rock. Et on se laisse envoûter dès le premier titre, Storm Cellar, par la magnifique voix de Jennifer Charles et les riffs efficaces d’Oren Bloedow.

On navigue ensuite entre rock indie, influences psyché (Karen 25) et blues comme sur Household Gods. Le dernier titre, Time Capsule, est déchirant : une mélancolie complète et superbe, portée par le chant ainsi que les mélodies au piano et à la guitare.

Membre : France Cette suggestion est proposée par un lecteur du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal. Fields, Elysian. Pink Air, CD, 2018.

Trois

Perrin, Valérie

Trois Perrin

Magnifique livre, encore une fois. Quelle autrice ! J’ai découvert Valérie Perrin avec Changer l'eau des fleurs (2018), grand gagnant du Club des Irrésistibles de cette année 2021. J'ai aussi lu Les oubliés du dimanche (2015). Et à chaque fois, je suis séduite par la description de ses personnages. J'y sens tant d'amour et de respect.

De plus, elle fait preuve de beaucoup d'imagination pour nous entraîner, page après page, dans une histoire passionnante.

Dans son dernier roman, Trois, on découvre une histoire d'amitié fusionnelle entre trois jeunes : Nina, Adrien et Étienne. Ils se sont rencontrés à la petite école et jurent de ne jamais se séparer. Mais que leur réserve la vie selon cette talentueuse autrice ? À lire absolument !

Membre : Lachine Perrin, Valérie. Trois, Éditons Albin Michel, 2021, 669 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.

Un été avec Baudelaire

Compagnon, Antoine

Un été avec Baudelaire

Antoine Compagnon a également écrit Un été avec Montaigne (2013) dont il dira qu’il a été moins difficile à écrire, Baudelaire étant un écrivain plein de paradoxes, pouvant être aussi féroce que sensible et qui parle lui-même de sa mélancolie.

Portrait magnifique et touchant de ce poète qui deviendra « le plus grand poète français », encore actuel, dépassant Victor Hugo, et pétillant d’intelligence.

Comme les autres livres de monsieur Compagnon que j’ai lus, Un été avec Baudelaire est très agréable à lire. L’auteur, érudit et sensible, cite, à l’appui, de nombreux passages de cette œuvre mémorable et qui donnent le goût d’y revenir.

Par exemple, un passage de Spleen : « J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans De vers, de billets doux, de procès, de romances Avec de lourds cheveux roulés dans les quittances […] Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées, Où gît tout un fouillis de modes surannées… »

Et pourtant, tristement, Charles Baudelaire est mort à 46 ans, mais quelle œuvre il a laissée !

À l’occasion de cette lecture j’ai relu un poème de Baudelaire qui fait du bien, inspiré par son côté idéaliste : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89l%C3%A9vation_(Charles_Baudelaire)

Membre : N.L., Île-des-Sœurs Compagnon, Antoine. Un été avec Baudelaire, France Inter / Éditions des Équateurs, 2015, 113 pages.
pas touche!!!