06 juil 2017

Zaï Zaï Zaï Zaï : un road movie

Fabcaro

Zai Zai Zai Zai

À mettre sur le dessus de votre pile de vos lectures estivales, pour vous fendre la poire un peu, une BD : Zaï Zaï Zaï Zaï, de Fabcaro. Couronnée du Grand Prix de la Critique ACBD 2016 à Angoulême. Un petit côté Boris Vian. À pisser de rire.

Un auteur de BD se pointe à la caisse du supermarché pour payer ses victuailles. Manque de pot, il n’a pas sa carte de fidélité du magasin sur lui. N’a pas été foutu, le bêta, de la transférer de son pantalon sale à celui qu’il porte tout propret. Le drame. Roselyne, la commis de service, s’en remet au gardien de sécurité pour s’occuper de ce malfrat, lequel n’hésitera pas à se saisir d’un poireau pour opposer sa résistance (déplorable habitude des jeunes des quartiers sensibles, l’usage du poireau comme arme de destruction massive).

Il s’enfuit, évitant de justesse le roulé-boulé du garde-chiourme, avant que la Direction ne se pointe au comptoir. S’ensuivent différents tableaux pour nous faire part du traumatisme de Roselyne qui demande à être transférée au rayon de la poissonnerie, du narcissisme du gardien de sécurité, de la quête de la police (analyse ADN du poireau en cours).

Les médias vont s’en mêler, la rumeur gonfle, un complot de la juiverie internationale, encore. La Ministre de l’intérieur intervient à la télé (« ne pas céder à la psychose »). Insécurité croissante des voisins. Vous avez compris, tout le monde en prend pour son rhume dans cette BD désopilante. On finira par mettre le grappin sur le délinquant. Il le paiera cher, la punition sera terrible, loufoque, mais je ne divulgâche pas…

Membre : Rosemont

Fabcaro. Zaï Zaï Zaï Zaï : un road movie, Éditions 6 Pieds sous Terre, 2015, 72 pages.



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