31 août 2017

Une histoire du Québec

Lacoursière, Jacques

COUV

Profitant d’un voyage vers la Gaspésie, j’ai sorti ce livre de ma bibliothèque et il m’a accompagnée avec bonheur. Les paysages sont magnifiques tout au long du trajet, riches d’une histoire. Ce qui m’a surprise le plus, c’est l’enchaînement des évènements, comment ceci explique cela, et comment l’histoire n’en finit plus de se répéter. Un livre donc très dense, mais qui conserve un ton agréable.

Des exemples : en 1685, le gouverneur Denonville écrit : « Les jeunes gens du Canada sont si mal élevés que, dès le moment qu’ils peuvent porter un fusil, leurs pères n’osent plus rien leur dire. »

Dans les années 1717, c’est le trésor royal qui paie les fortifications de Québec, mais ce sont les habitants de Montréal qui sont mis à contribution pour « les corvées » et à Longueuil les hommes refusent de s’y plier.

À Rivière-Ouelle (quelle magnifique vue du Saint-Laurent et des montagnes de Charlevoix juste en face !), c’est la pêche aux Marsouins qui enrichit les habitants.

Le général Wolfe ordonne la destruction de la région, de la rivière Chaudière jusqu’à Kamouraska (c’est si beau par-là !).

En 1766, le procureur général de la Province of Quebec ordonne l’assimilation des francophones aux anglophones.

Lorsque Napoléon entre en guerre avec l’Angleterre et qu’il ne veut plus vendre de bois aux Anglais pour construire leurs navires, ceux-ci se tournent vers le Canada pour s’approvisionner. Ainsi le bois descendra le Saint-Laurent et les trappeurs seront remplacés par les débardeurs.

En 1793, un représentant du gouvernement français exhorte les Canadiens à se révolter en les appelant des « Français libres » !

Membre : N.L., Île-des-Soeurs

Lacoursière, Jacques. Une histoire du Québec, Éditions Septentrion, 2002, 193 pages.



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