25 juin 2020

Une étude en rouge

Edginton, Ian

Une étude en rouge BD

Une étude en rouge est le premier roman de la série des Sherlock Holmes, d’abord publié dans le magazine Beeton’s Christmas Annual en novembre 1887, puis en volume l’année suivante. C’est le récit initial qui forme la genèse des personnages.

Doyle introduit d’abord le Dr Watson qui revient blessé d’Afghanistan et arrive à Londres où il se cherche un logis. Un de ses subalternes, rencontré par hasard, le présente à Holmes avec qui il pourrait partager un appartement. Stamford le décrit comme un chimiste aux idées bizarres dont les recherches désordonnées et fantasques lui ont permis d’amasser d’énormes connaissances ! Le personnage intrigue Watson et il découvre que ce qui intéresse surtout Holmes, c’est la science de la déduction.

Lorsqu’un nouveau cas se présente, une affaire de meurtre étrange sur lequel les deux inspecteurs en charge – Gregson et Lestrade – lui demandent conseil, Holmes invite Watson à se joindre à l’enquête. Avec la méthodologie qui le rendra célèbre (observation, filature – parfois en utilisant les « irréguliers de Baker Street » –, déduction d’une rigueur scientifique) Holmes a tôt fait de mettre la main sur le coupable. Ce dernier raconte alors son histoire.

Doyle réutilisera souvent la même structure de narration (dans La Vallée de la peur, par exemple) et, même s’il l’utilise ici pour la première fois, ayant lu les histoires dans le désordre, j’ai l’impression que ce récit manque d’originalité – d’autant plus que Doyle s’est fortement « inspiré » d’une nouvelle de R.L. Stevenson pour l’épisode sur les Mormons. Il me semble que ce récit n’a pas de mordant et qu’il est un peu maladroit – ce qui est possible puisque c’est la première aventure de Sherlock Holmes – sans que je puisse vraiment mettre le doigt sur le problème…

Toutefois, Ian Edginton et Ian Culbard font – quant à eux – un excellent travail d’adaptation, au même niveau que les deux précédentes. Le mystère et l’intrigue sont bien rendus. Le style caricatural et la palette de couleurs glauques de Culbard expriment bien l’atmosphère victorienne du récit.

Malgré une impression un peu décevante, Une étude en rouge reste donc une bonne lecture, à la fois intéressante et divertissante. Une façon de découvrir, sans trop de tracas, l’oeuvre d’Arthur Conan Doyle.

Titre original : Sherlock Holmes: A Study in Scarlet

Membre : Claude J, Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension

Edginton, Ian. Une étude en rouge : une histoire illustrée de Sherlock Holmes, Éditions Akileos, 2010, 138 pages.



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