28 mai 2015

Un homme, ça ne pleure pas

Guène, Faïza

Un homme ça ne pleure pas

Il n’est jamais trop tard pour lire de bons livres. Celui-ci était en lice pour le prix de Club des Irrésistibles 2015. Je vous le confirme, il vieillit bien, vous pouvez l’ajouter à votre liste des livres à lire pour contrer la morosité. Qu’est-ce que je me suis amusé ! Une lecture complètement complaisante tellement les personnages frisent la caricature, mais ils sont si attachants : une mère à la fois castrante et aimante, un père analphabète amoureux de belles histoires racontées de façon journalistique par son fils, une jeune fille qui tente tant bien que mal de s’arracher à sa famille et à sa culture arabe, un jeune arabe qui vit au crochet d’une riche française qui a deux fois son âge et qui se demande si elle devrait essayer le lifting et ce jeune homme qui narre l’histoire empêtré avec cette famille et son « imodium »…
Une écriture facétieuse, truculente, décapante. En prime, de jolis zeugmes cueillis lors de ma lecture. Je vous les offre :
« Julie avait aussi des chaussures compensées, un petit copain, un chat, une chambre qu’elle ne partageait avec personne, et elle avait même le droit d’organiser des fêtes dans le garage de son père pour ses anniversaires. » (p. 16)
« Le premier inspecteur, qui transpirait le magnésium, la vitamine C et l’enthousiasme, a pris la parole en premier. » (p. 179)
« Claude a repris la main, et un peu de vin au passage. » (p. 260)
« Dounia, qui est tout de même une femme intelligente, malgré ses certitudes et un morceau de câpre entre les dents, l’a senti et a dit [...]. » (p. 171-172)

Membre : Rosemont

Guène, Faïza. Un homme, ça ne pleure pas, Éditions Fayard, 2014, 315 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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