04 fév 2016

Un amour impossible

Angot, Christine

un amour angot

Angot. Terrible. Son roman Une semaine de vacances (2012) disait la saloperie, d’emblée, caméra à la main, gros plan sur l’abject, au coeur du mal, de l’anéantissement de l’autre. L’inceste décrit dans tous ses détails. La domination. Un point de vue clinique, froid, distancié, avec un narrateur omniscient nous tenant ferme, prisonnier de l’horreur. C’était un récit du voir. Noir.
Dans Un amour impossible, on change de focale. On assiste à un lent dévoilement. Une légère brume fond sur le monde. Ça couve tout le long du récit, ça va nous exploser au visage, on le sait, dans la dernière partie du roman. L’inceste. Une perspective du point de vue de la mère, son amour pour sa fille, pour le père absent depuis toujours, depuis le jour où il lui a dit la beauté de ses mains, depuis le jour où il lui a fait un enfant – qu’il ravira plus tard – avant de fuir. Des amours impossibles. C’est un récit de l’aveuglement, d’une mère qui n’a pas vu, agi. Noir.
Il m’aurait fallu aussi trouver une façon de dire ce qu’il y a de social au plus profond de l’intime.

Membre : Rosemont

Angot, Christine. Un amour impossible, Éditions Flammarion, 2015, 217 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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