25 oct 2013

Un aller simple

Cauwelaert, Didier van

« J’ai commencé ma vie dans une voiture volée par des Tsiganes qui m’ont donné le nom de la voiture, une Citroën Ami 6, qui est devenu Aziz. »
N’ayant pas assez d’argent pour un passeport français, il en obtient un du Maroc. Un jour, des policiers font une rafle dans son coin, il est arrêté ; son passeport étant faux, il est renvoyé au Maroc, où il n’a jamais été, dont il ne parle pas la langue et dont il ne connaît rien des coutumes. Le livre part alors dans un délire poétique et politique de toute beauté.
Parce qu’il est bien habillé (jour de ses fiançailles) l’État lui assigne un attaché humanitaire pour prendre l’avion et le renvoyer dans son village natal. Le tout, bien sûr, sous les projecteurs de la presse afin de montrer que les sans-papiers sont bien traités en France.
L’aventure dérape pour les deux hommes, surtout qu’une femme leur sert de guide et le livre part, cette fois-ci, sur un trip délirant, car Aziz leur raconte une légende lue dans un livre comme étant l’histoire de sa vie.
Le livre, qui a des passages très drôles, très tristes ou très poétiques, a eu le Goncourt en 1994 et en le lisant, vous verrez qu’il était bien mérité.



Partager cet article sur : Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Membre : St-Léonard

Cauwelaert, Didier van. Un aller simple, Éditions Albin Michel, 1994.

Catégorie : Romans... autres genres

Consulter la disponibilité de ce document dans nos bibliothèques.

Pour laisser un commentaire

*