31 déc 2015

Toute la lumière que nous ne pouvons voir

Doerr, Anthony

toute la lumiere

Ce roman qui porte sur la Deuxième Guerre mondiale comprend près de 200 courts chapitres qui passent alternativement de l’histoire de Marie à celle de Werner.
En 1934, Marie-Laure LeBlanc, âgée de six ans, perd la vue. Elle habite Paris avec son père, serrurier du Muséum national d’histoire naturelle, constamment à la recherche de moyens pour développer l’autonomie de sa fille. Alors qu’elle grandit, Marie est passionnée par les romans d’aventures qu’elle lit en braille, notamment ceux de Jules Verne.
Entre-temps en Allemagne, Werner Pfennig, huit ans, orphelin particulièrement doué, répare une vieille radio qu’il a trouvée dans son orphelinat et avec sa petite sœur, ils passent leurs nuits à écouter un programme scientifique pour enfants. Par la suite, recruté dans une rigoureuse école d’élite hitlérienne, il rêve de devenir ingénieur, mais malgré sa grande compétence technique, il est envoyé au front Est, puis détaché en France pour rechercher un résistant introuvable qui transmet les positions allemandes aux Alliés depuis la Bretagne.
Les Allemands envahissent Paris en juin 1940 ; Marie et son père sont réfugiés à Saint-Malo chez le grand-oncle Étienne, un personnage très excentrique. La guerre sépare dramatiquement Marie et son père qui est fait prisonnier, Étienne et Marie s’engagent dans la Résistance. Marie et Werner finissent par se trouver à Saint-Malo, au sein des ruines causées par le bombardement des Alliés.
Cette aventure passionnante, écrite d’une plume astucieuse, aux personnages vivants et sensibles, est une belle découverte. Impossible de ne pas s’identifier à cette fille courageuse qui affronte un monde invisible qu’elle ne peut repérer que grâce à son intelligence.

Prix Pulitzer 2015.

Titre original : All the Light We Cannot See

Membre : Westmount

Doerr, Anthony. Toute la lumière que nous ne pouvons voir, Éditions Albin Michel, 2014, 2015, 610 pages.



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Une réponse pour “Toute la lumière que nous ne pouvons voir”

Membre de Verdun dit : - 1 janvier 2016

Je viens de terminer cet ouvrage lumineux et intelligent. L'auteur réussit adroitement à nous faire voir le monde à travers les yeux d'une jeune fille aveugle ; j'ai bien aimé. De plus, le roman m'a donné le goût de revoir Saint-Malo et sa mer de toutes les couleurs.

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