09 oct 2009

Syngué sabour : pierre de patience

Rahimi, Atiq

syngueRoman merveilleusement écrit par l’auteur afghan. Cette pierre à qui on raconte nos malheurs jusqu’à ce qu’elle explose est incarnée par un homme ayant reçu une balle perdue d’un tir « amical ». Sa jeune femme ajuste son soluté, fait sa toilette et le veille toute la journée. Elle peut enfin lui dire impunément ce qu’elle a vécu depuis leur rencontre, leur mariage, la belle-famille, ses espoirs refoulés, bref, sa vie de femme afghane, son âme blessée. La syngué sabour reçoit ses confidences…


02 oct 2009

Je viens de lire d’une traite ce livre d’Atik Rahimi si fortement recommandé « Syngué sabour : pierre de patience ».
La vie malheureuse et l’humiliation des femmes de ces pays lointains nous touchent profondément tous et toutes. Cependant, ce monologue écrit sur un ton un peu sec et journaliste, manque d’émotion et de coeur. Les protagonistes n’ont ni visage ni nom et pour moi, ils sont faits de carton. Clairement pas ma lecture de prédilection.


25 sept 2009

Écriture originale. Secrets d’une femme afghane dans une société restrictive où les femmes n’ont aucun droit.
Membre : Web


04 sept 2009

Le thème nous confronte à une autre réalité. Ce monologue de la narratrice est touchant, captivant et oblige à la réflexion. Et quelle qualité d’écriture.
Magnifique. C’est un incontournable. Une ouverture sur un autre monde.


14 août 2009

Je me permets de vous faire part d’un gros coup de cœur, un roman coup de poing.
Quatrième titre de cet auteur né à Kaboul en 1962, Atiq Rahimi, mais premier roman écrit directement en français. Roman écrit également d’un trait, d’un seul souffle : 155 pages inoubliables. Les premières pages me faisaient penser à Marguerite Duras, pour le style, la phrase courte, l’économie de mots. Puis, plus l’intrigue avançait, plus je le rapprochais de « Sans sang » de Baricco, pour l’atmosphère créée par ce huis clos. L’histoire est toute simple, mais combien complexe en même temps : une femme qui parle à son mari réduit à un état végétatif. Cette femme, donc, profite de l’inertie de ce dernier, pour se raconter, pour enfin parler à cet homme avec qui elle est mariée depuis dix ans. C’est la guerre dans toute son horreur. C’est l’impossibilité pour la femme d’exister dans ces pays musulmans. Mais c’est tellement plus que ces quelques lignes. Un incontournable, un livre essentiel. Et quelle finale ! Chut ! Je n’en dis pas plus.


10 juil 2009

Une femme afghane sera délivrée des ses douleurs et de ses misères lorsqu’elle pourra les confier à cette « pierre de patience » qui peut tout entendre et tout absorber ce qu’elle n’a jamais osé révéler à personne. Seulement voilà, cette pierre légendaire elle ne l’a pas. Son mari mourant qu’elle veille jour et nuit et à qui elle prodigue les soins essentiels lui sert de « pierre de patience ». C’est lui qui absorbe toutes ses souffrances et ses malheurs, du moins c’est ce qu’elle souhaite. Mais se réveillera-t-il ? À lire absolument.


12 juin 2009

Long monologue d’une femme afghane, ce beau roman plutôt sombre, écrit par un homme, nous expose les sentiments de cette femme au chevet de son mari paralysé par une balle perdue. L’auteur s’est mis complètement dans la peau de son personnage principal qui déverse sa rancœur face à sa condition dans un pays musulman où elle n’a que peu de droits et pas de privilèges. Sa longue confession qu’elle n’aurait pu faire à un mari conscient nous expose de façon troublante les diverses facettes, parfois secrètes, de sa vie et de sa culture. Grâce à son écriture fluide remplie d’émotions ce roman se lit d’une traite.


16 jan 2009

C’est un livre qu’il faut absolument découvrir. Quelle intensité, que d’émotion…
Cette femme qui parle à son mari dans le coma est lucide, forte, elle a le courage de dire sa souffrance, elle accède à une certaine libération car enfin elle se permet d’exprimer ce qui est indicible.
Pour moi ce n’est pas un roman, c’est un hommage à toutes les femmes afghanes qui ne peuvent vivre librement, qui ne peuvent exprimer leur souffrance. Atiq Rahimi l’a écrit en hommage à une poétesse assassinée par son mari. Colère, révolte devant l’inacceptable ?
Cette parole peut-elle être entendue ? Par les hommes ? Par les musulmans ? Par les afghans ? Cela prend du courage pour écrire ces lignes avec autant de lucidité, pour exprimer cette libération, mais aussi de la colère pour dénoncer une telle oppression.
« Terres et cendres » un roman précédent, nous parle de la souffrance d’un vieillard et son petit fils dans l’horreur de la guerre. Roman, mais encore une fois témoignage émouvant, parfois à la limite du supportable.
À lire et à relire


09 jan 2009

Je viens de finir ce roman admirable et je comprends qu’on lui ait offert le prix Goncourt. À mon avis il déclasse Claudel. Il est touchant parce que ses mots, ses symboles nous bouleversent. Son texte en étant politique est tellement humaniste. Quelques pages dont on ne sort pas facilement.



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