26 sept 2019

Soif

Nothomb, Amélie

Soif Nothomb

C’est le 28e roman de cette auteure. Je les ai tous lus. Ce n’est pas son meilleur, mais il m’a été impossible, comme toujours, de le laisser tomber avant la dernière page. Pourquoi ? Parce que Nothomb a toujours des idées originales.

Cette fois-ci, elle nous parle de Jésus. Plus précisément de Jésus qui réfléchit à la souffrance qui sera la sienne le lendemain, quand on le mettra en croix. Un Jésus qui n’est pas habitué, parce qu’il est Dieu, enfin, fils de Dieu, à avoir un corps. Et un corps, ça souffre.

C’est intelligent, comme toujours chez Nothomb, elle qui sait nous faire voir de façon différente ce qui va de soi. Mais il y a quelque chose qui m’a déçu et je n’arrive pas à savoir quoi exactement. Est-ce le fait que Jésus, le narrateur, soit le seul à parler durant 152 pages ? Est-ce parce qu’elle s’étend un peu trop longuement sur des détails sans grande importance ? Ou au contraire, qu’elle n’approfondit pas assez certaines affirmations ? Par contre, on ne peut pas dire qu’elle manque d’imagination.

En lisant ce livre, je me disais qu’il n’y a pas si longtemps, dans les années 50, ce roman n’aurait pas été possible. Que de chemin parcouru !

Membre : Saint-Jean-sur-Richelieu

Nothomb, Amélie. Soif, Éditions Albin Michel, 2019, 152 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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