29 sept 2016

Réparer les vivants

Kerangal, Maylis de

reparer-les-viv

Réparer les vivants est une ode à la vie. Ce n’est pas simplement un roman sur une transplantation cardiaque. C’est particulièrement une réflexion profonde sur la vie, sur la mort. Le cœur va bien au-delà de sa fonction organique. C’est avant tout un geste d’amour de donner ses organes à un autre être qui attend pour vivre mieux, pour vivre intensément.
Simon Limbres, jeune homme de 19 ans, passionné de surf, après une virée nocturne, rencontre une vague qui le percute de plein fouet.
À l’urgence, c’est le docteur Pierre Révol qui le reçoit. Il devra annoncer à Marianne et à Sean, parents de Simon, la mort de leur fils. Ils devront accepter leur deuil et auront 24 heures de réflexion, à savoir s’ils consentent au don d’organe de Simon.
C’est un texte, écrit dans une plume exceptionnelle, très optimiste et humain, qui invite à la générosité et au geste gratuit. On entre dans l’intimité des personnages et de plus, on apprend beaucoup dans un domaine où les auteurs n’ont pas toujours l’audace de s’attarder.
À lire lentement, mais à lire. J’aimerais également que ce livre soit finaliste du prix du Club des Irrésistibles en avril prochain.
À noter que Réparer les vivants sera sur nos écrans québécois le 2 novembre prochain ; Anne Dorval jouera le rôle de Claire, celle qui aura le privilège de commencer une nouvelle vie avec un cœur neuf. Bonne lecture et bon visionnement !

Abonnée : Germaine-Guèvremont

Kerangal, Maylis de. Réparer les vivants, Éditions Gallimard, collection Verticales, 2014, 281 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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Une réponse pour “Réparer les vivants”

Françoise Dangel dit : - 11 octobre 2016

Un livre qui fait du bien ! Une belle leçon de vie... Il faut souhaiter qu'il rencontre de nombreux lecteurs. Bon parcours Mme de Kerangal.

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