05 mar 2015

Réparer les vivants

Kerangal, Maylis de

Réparer les vivants

C’est l’histoire d’une transplantation cardiaque qui se déroule en 24 heures. Après une session de surf enivrante, Simon Limbres rentrait dans la voiture de ses amis lorsqu’arriva un terrible accident de la route. Simon Limbes est alors en état de mort cérébrale. Ainsi commence un combat non pas entre la vie et la mort, mais entre la mort et des vies à prolonger. Non seulement le choc d’accepter la mort de leur fils est-il insupportable pour ses parents, mais ils doivent en plus, dans une course contre la montre, parvenir à se décider à donner ou non ses organes ! Simon aurait-il souhaité faire ce don ? Terrible dilemme : comment accepter de voir les organes de leur fils filer vers d’autres corps… Mais pourquoi pas ?
L’atmosphère est tantôt oppressante, tantôt apaisante, avec des retours en arrière sur la vie des uns et des autres dans l’entourage de Simon et des futurs receveurs. Le style est imagé, souvent poétique, mais aussi glacial. Le lecteur a parfois un peu de difficulté à suivre les méditations et les fantasmes stylistiques de l’auteure ; malgré tout, c’est un livre très prenant, émouvant, bouleversant à lire pour comprendre et vivre ces problèmes psychologiques, moraux et éthiques qu’engendrent les transplantations d’organes et surtout celle du cœur qui reste le symbole de l’amour.

Membre : Outremont

Kerangal, Maylis de. Réparer les vivants, Éditions Gallimard, collection Verticales, 2014, 281 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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