04 sept 2014

Réparer les vivants

Kerangal, Maylis de

Reparer les vivants

Elle avait remporté le prix Médicis en 2010 pour son roman Naissance d’un pont. Roman assez époustouflant. Elle remet ça avec Réparer les vivants. Une histoire. Toute une histoire qui se déroule sur 24 heures, pile-poil. Le récit précis, chirurgical, d’une transplantation cardiaque. Ce qui l’entoure, l’enveloppe : le donneur âgé de 19 ans, maintenu artificiellement en vie, comment on le charcute ; ses parents, leurs hésitations, leurs peines ; celle qui recevra le don ; les intervenants du milieu hospitalier : la précision de leurs gestes, de leurs paroles. Mais, au-delà de l’histoire, on est emporté par le rythme de la phrase, la précision du tir, la richesse du vocabulaire, la description de la densité et de l’épaisseur du temps, du moment. Pas de dialogue, mais l’art de faire s’exprimer des personnages. De trouver le mot juste. Un souffle, puissant. Elle a ses modèles : Echenoz et Claude Simon. De la pure.

Membre : Rosemont

Kerangal, Maylis de. Réparer les vivants, Éditions Gallimard, collection Verticales, 2014, 281 pages.



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