30 déc 2011

Quelques-uns des cent regrets

Claudel, Philippe

Quelques-uns_des_cents_regretsQuel beau livre ! C’est tellement bien écrit, et d’une extrême sensibilité. Il n’y a pas à dire, je suis un « fan »… mais je ne vais pas tout de suite en lire un autre de cet auteur, de peur de me lasser… car, comme dit la Société des alcools : la modération a meilleur goût !


20 mars 2009

Je dois dire d’emblée que je suis une « fan » de Philippe Claudel, dont je viens de terminer ce roman.
Encore ici, on retrouve un auteur qui nous accroche dès les premières pages et nous fait passer par toute une gamme d’émotions, en se mettant dans la peau d’un homme d’une trentaine d’années qui a quitté brutalement la maison à l’adolescence. Il retourne pour la première fois dans son village natal, pour enterrer sa mère. Des pluies abondantes et des crues inondent le village. Durant les trois jours qu’il passera surgissent les figures disparues, celle de la mère bien sûr, jadis aimée plus que tout, et celle plus inquiétant du père absent dont la légende dit qu’Il est mort dans une guerre lointaine. D’autres personnages, bien que secondaires, sont aussi là pour notre plus grand plaisir littéraire, avec leur vies, leurs peines, leur compassion ou leur apparente dureté… Quel écrivain que ce Claudel ! Rien de trop, jamais, mais toujours juste ce qu’il faut pour nous pour humaniser ses récits, leur donner de l’épaisseur et créer un climat qui entraîne ses lecteurs dans un monde dont on ne se détache qu’à regret.
Comment ne pas être touché par ce roman poignant où, par petites touches, Philippe Claudel explore l’amour filial avec une extrême délicatesse et une surprenante réserve. Croyez-moi : lire cet auteur, c’est l’aimer et l’adopter !



Partager cet article sur : Partager sur Facebook Partager sur Twitter
Membre : Web

Claudel, Philippe. Quelques-uns des cent regrets, Éditions Balland, 2000, 171 pages.

Catégorie : Romans : relations familiales

Consulter la disponibilité de ce document dans nos bibliothèques.

Pour laisser un commentaire

*