28 avr 2016

Que la nuit demeure

Lesbre, Michèle

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Flic dépressif hanté par le suicide de sa fille dix ans plus tôt, André Martin prolonge l’interrogatoire d’une jeune femme mêlée à une sombre histoire. Il retrouve en elle des ressemblances frappantes avec son enfant disparue…
Que la nuit demeure, publié par Actes sud dans la collection Babel noir, est donc présenté comme un polar. C’est là que le bât blesse : le petit roman de Michèle Lesbre n’en est pas vraiment un, en tout cas pas au sens classique du terme. L’enquête qui sert de fil conducteur au récit est bien maigre et déçoit par sa banalité. Cela ne fait pas pour autant de ce livre un mauvais roman : Michèle Lesbre a le talent de nous faire partager la cruauté du deuil, le désespoir lié au manque de l’être aimé…
Avec ces petites intrigues décousues, Que la nuit demeure n’est pas franchement un bon polar, mais reste un excellent récit intimiste.

Membre : France

Cette suggestion est proposée par un lecteur, du Pays de Romans – France, membre du club de lecture Troquez vos Irrésistibles et partenaire du Club Les Irrésistibles des Bibliothèques de Montréal.

Lesbre, Michèle. Que la nuit demeure, Éditions Actes Sud, collection Babel noir, 1999, 182 pages.



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