15 mar 2018

Pour vivre ici

Émond, Bernard

Pour vivre ici

Deux choses ont retenu mon attention durant ce film : les paysages exceptionnels, la beauté de l’hiver, la splendeur du fleuve, des forêts et des rivières. Quel spectacle ! Mais il y a aussi le visage de Monique qui a perdu son mari subitement.

Seule à Baie-Comeau, elle a peine à vivre son deuil. Elle quitte ce lieu pour rejoindre ses enfants à Montréal. Ces derniers accueillent leur mère froidement, sans aucun intérêt face ce qu’elle vit. Ils sont préoccupés par leur travail et leurs nombreux problèmes personnels, même ses petits-enfants sont indifférents à leur grand-mère.

Sylvie, l’ex-amie de son fils décédé il y a 15 ans, témoigne à Monique une profonde tendresse. Monique a une grande difficulté à vivre le départ de son homme et s’installe dans son passé. Il y a beaucoup de douleur dans son visage, elle n’arrive pas à vivre le moment présent.

Ce film est triste. Bernard Edmond veut sans doute faire réfléchir les spectateurs sur les relations parents-enfants.
« C’est un problème de la modernité, de notre époque. Jamais dans l’histoire de l’humanité les liens n’ont été autant rompus entre les générations. J’ai voulu parler de ça. Les propres enfants de Monique sont plus éloignés d’elle qu’une étrangère. C’est comme si les liens du sang, les liens de la transmission, telle qu’elle se faisait il n’y a pas si longtemps, ne sont plus », précise le cinéaste. Bon visionnement !

Abonnée : Germaine-Guèvremont

Émond, Bernard. Pour vivre ici, Film Québec, 2017, 2018.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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