23 juin 2022

Pour l’amour de ma mère. Et pour remercier toutes les mamans

Diouf, Boucar

Pour l'amour de ma mère Diouf

L’auteur n’a pas besoin de présentation : il est sans doute le Sénégalais (peut-être même l’Africain) le plus connu et le plus apprécié des Québécois. Il livre dans cet ouvrage un vibrant hommage à sa mère, dont la photo trône en page couverture. Elle a travaillé sans relâche pour élever ses neuf enfants, les faire instruire en dépit de son analphabétisme et leur transmettre les valeurs qui les aideraient à devenir des adultes utiles à la société, en se privant parfois elle-même du nécessaire.

C’est aussi et surtout peut-être un vibrant plaidoyer pour l’égalité des sexes. Une égalité qui n’est pas acquise, même en Occident, nous le savons. Elle semble l’être encore moins en Afrique : ainsi des cousins et amis de Boucar sont encore adeptes de la polygamie, une tragédie pour les femmes en général. Le père de l’auteur s’est d’ailleurs marié deux fois, mais la sagesse de deux épouses semble avoir évité les conflits fréquents dans de telles situations. Profondément féministe, Boucar a trouvé au Québec une société dans laquelle il s’est senti tout à fait à l’aise, sur ce plan comme sur plusieurs autres.

Le livre, qui se présente comme une conversation à bâtons rompus, se divise en cinq chapitres. Les propos adressés spécifiquement à sa mère tout au long de l’ouvrage sont encadrées et en caractères gras, et ils évoquent des situations qu’ils ont partagées. Le biologiste Boucar n’est jamais loin du fils Boucar : un long chapitre évoque l’héritage microbien de nos mères ; c’est à mon avis la partie la moins intéressante du livre. Les redites sont également fréquentes.

Photographies de Boucar Diouf et Caroline Roy.

Membre : Pierre, abonné de la bibliothèque Germaine-Guèvremont

Diouf, Boucar. Pour l’amour de ma mère. Et pour remercier toutes les mamans, Éditions La Presse, 2019, 200 pages.



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