07 jan 2021

Emily Dickinson : Poetry for Young People

Dickinson, Emily

Emily Dickinson Poetry for Young People

« Chaque livre en contient cent autres. Ce sont des portes qui s’ouvrent et ne se referment jamais. » (Extrait de Les Villes de papier de Dominique Fortier) (1)

La lecture ouvre des fenêtres sur le monde, un monde de découvertes.

Le très très beau livre de Dominique Fortier, Les Villes de papier, nous invite dans l’univers poétique d’Emily Dickinson. J’ai d’abord tenté de lire ses poèmes en anglais. Mais les lacunes que j’ai dans la connaissance de cette langue ont troublé ma lecture.

J’ai pu toutefois connaître les thèmes de son écriture en lisant la traduction qu’en a fait Pierre Messiaen dans l’édition de La République des lettres.
Des poèmes très émouvants :

« Le jour arriva lentement, jusqu’à cinq heures
Puis bondit devant les collines
Comme des rubis emprisonnés, ou la lumière
Que répand un soudain mousquet.
Le pourpre débordait de l’est,
Le lever du soleil s’élançait dans son enclos ;
On eût dit un collier de topazes, enfermé la nuit
Que la dame venait de dérouler.
Les vents joyeux prenaient leurs tambourins ;
Les oiseaux, en rangs dociles,
Se mettaient en ordre autour de leur prince ;
C’est le vent qui est leur prince.
Le verger étincelait comme un Juif ;
Quelle merveille de se trouver
En invité dans cet endroit magnifique,
Le salon du jour ! »

Je découvre la beauté contemplative de cette grande poétesse ignorée, recluse. Emily Dickinson rend un tel hommage vibrant plein de finesse et de tendresse à la nature.

Je voulais toutefois retrouver la musique de l’auteure dans sa langue. Voici que ce petit livre m’a permis de faire en partie. Je me suis placée à hauteur d’enfant pour apprivoiser la mélodie des mots.

Il y a là, toute la profonde admiration d’Emily Dickinson pour les fleurs, les oiseaux, les abeilles, les arbres.

Les magnifiques illustrations de Chi Chung enrichissent la lecture et les définitions de certains mots facilitent la compréhension.

« The bee is not afraid of me,
I know the butterfly,
The pretty people in the woods
Receive me cordially.

The brooks laugh louder when I come,
The breezes madder play.
Wherefore, mine eyes, thy silver mists ?
Wherefore, O summer’s day ? »

Un très bel ouvrage pour s’apprivoiser à l’œuvre d’une grande poétesse qui rend non seulement hommage à la nature, mais également aux livres :

« There is no frigate (2) like a book
To take us lands away
Nor any coursers (3) like a page
Of prancing poetry.
This traverse may the poorest take
Without oppress of toll ;
How frugal is the chariot
That bears a human soul ! »

1. Les hommages rendus à ce livre selon la maison d’édition Alto.
Prix Renaudot (catégorie Essai) (2020) / Prix littéraire des lycéens AIEQ 2019 / Finaliste Prix Femina (catégorie essai) / Finaliste Prix Hennessy du Livre / Finaliste Prix littéraire des collégiens 2019 / Liste préliminaire du Prix des libraires du Québec 2019 / Palmarès littéraire 2018 – les 10 meilleurs romans de l’année – Plus on est de fous, plus on lit ! / Coup de coeur Renaud-Bray / Les libraires conseillent : sélection de septembre 2018 / Top 10 de Chantal Guy dans les coups de cœur 2018 de La Presse / Sélection « Livres de l’année » du Quill & Quire.

2. Définition ajoutée par l’éditeur : Frigate : a medium- sized warship with sails.

3. Définition ajoutée par l’éditeur : Coursers : graceful, swift horses or runners.

Membre : Monique L. de Cookshire-Eaton

Dickinson, Emily. Emily Dickinson : Poetry for Young People, Éditions Frances Schoonmaker Bolin, 1994, 2008, 48 pages.



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