25 mar 2011

Plus haut que les flammes

Dupré, Louise

Amateur de poésie, je reprends ici le billet que j’ai rédigé sur mon blogue Bibliobabil. Tentative virale pour partager ce texte parfait, beau.

M’arrache, malaise et étourdissement – les yeux innondés par une pollution d’images - à la Série Apocalypse, la deuxième guerre mondiale.

Tentative pour s‘extraire de ces hurlements qui font trembler la terre (Louise Dupré).

La littérature a su dire le prolongement de cette douleur, ce basculement du monde, ce mal, ces ossements retournés à la poussière. Je pense à Levi, Némirovsky, Semprun, Perec, Tabucchi, Courtemanche et Perrine Leblanc, sous d’autres cieux, le même…

Louise Dupré, ils me percent ces cris, ces regards crucifiés (Francis Bacon) dans un texte poésie parfait : Plus haut que les flammes. Un texte cri pour s’extraire du présent.  Rouge horrifié comme le bruit des biberons éclatés sous les bottes. Mais peut-on revenir de ce voyage ? Apprendre à placer Auschwitz ou Birkenau dans un vers ?

Existe-t-elle cette syntaxe pour parler doux ?

Un enfant dansant dans ses bras ? Tout lire, relire, s’en saisir, car il faut des mots à mourir de plaisir.

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Voir des extraits ici : Ossements retournés à la terre



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Membre : Web

Dupré, Louise. Plus haut que les flammes, Éditions du Noroît, 2010.

Catégorie : Classiques, Monographies québécoises, Poésie


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