30 août 2018

N’essuie jamais de larmes sans gants

Gardell, Jonas

N'essuie jamais de larmes sans gants

Au début des années 80, en Suède où se déroule le roman mais ailleurs aussi, être homosexuel était perçu comme une déviance malsaine, une perversion, une maladie mentale.

Dans son roman, appuyé de statistiques et de notes historiques sur la perception de l’homosexualité à cette époque, sur la lutte pour les droits des homosexuels et sur l’émergence de cette nouvelle maladie, le SIDA, « la punition des gais », l’auteur nous met en présence de plusieurs jeunes hommes. Parfois encore adolescents, ces hommes essaient de prendre leur place dans la société et « sortent du placard », mais ce n’est pas facile. Même en Suède, pays souvent vu comme une société ultra-ouverte, les gais ont rencontré beaucoup de préjugés et d’inertie de la part du gouvernement.

C’est un roman touchant, qui cogne par ses divers personnages, leur destin souvent tragique qui pour beaucoup se terminait dans la souffrance.

L’écriture est fluide, le langage parfois cru, l’œuvre bien documentée. Nous passons couramment d’une époque à une autre dans la vie des protagonistes et de l’un à l’autre, mais toujours sans entraîner de confusion.

Un livre choc, décrivant un pan d’histoire sombre pour les homosexuels, hommes ou femmes. Fort intéressant !

Titre original : Torka aldrig tårar utan handskar

Membre : Westmount

Gardell, Jonas. N’essuie jamais de larmes sans gants, Éditions Alto, 2012, 2018, 827 pages.



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