28 mai 2020

Miss Hokusai. 2

Sugiura, Hinako

Miss Hokusai 2 BD

Ce deuxième volume nous offre quinze histoires relativement indépendantes les unes des autres. On y voit encore le travail que O-ei fait comme assistante de son père, Hokusai, le célèbre artiste d’ukiyo-e de l’ère Edo. Toutefois, plusieurs mettent de l’avant des personnages secondaires, souvent dans des aventures amoureuses qui impliquent des courtisanes. D’autres, nombreuses, ont aussi une thématique fantastique, évoquant ces histoires de fantômes dont la culture japonaise est friande.

Malheureusement, leur nature anecdotique et le fait qu’il est difficile de distinguer les nombreux personnages, rendent la lecture un peu pénible. Chaque récit est intéressant en soi, mais l’ensemble manque d’homogénéité et reste un peu confus.

Étant plus historienne qu’artiste, Sugiura Hinako n’avait pas de véritable talent pour le dessin. Le style de ses mangas (fait de lignes simples à l’encre avec du zip-a-tone pour les textures) est donc frustre, plutôt grossier et peu attrayant. La pauvre qualité graphique du manga n’est rachetée que par le fait qu’il est inspiré du style traditionnel des ukiyo-e (estampes japonaises) et des kibyōshi (romans illustrés) eux-mêmes et qu’il tente de reproduire très fidèlement les détails architecturaux et vestimentaires de l’époque d’Edo et plus particulièrement de Yoshiwara (le quartier des plaisirs de l’ancien Tokyo). C’est cet aspect historique authentique qui rend le manga intéressant malgré tout.

Donc, laborieux à lire, le deuxième tome est beaucoup moins attrayant et organisé que le premier. Cela reste une lecture pertinente pour les amateurs de l’histoire du Japon. La façon la plus agréable d’apprécier ce récit reste encore le dessin animé.

Pour lectorat adolescent (14+).

Titre original : Sarusuberi

Membre : Claude J, Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension

Sugiura, Hinako. Miss Hokusai. 2, Éditions Philippe Picquier, 2019, 346 pages.



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