28 nov 2019

Manon Lescaut

Abbé Prévost

Manon Lescault Gallimard

« Le héros est un fripon et l’héroïne une catin en disait Montesquieu après sa lecture du livre » est-il écrit en quatrième de couverture.

Une histoire un peu rocambolesque, théâtrale, à l’image de son auteur dont la vie illustre une des valeurs fondamentales du siècle des Lumières : la liberté (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen), « la plus chère de tous les biens » dit des Grieux, total renouveau par rapport aux siècles d’obscurantisme précédents. Et c’est en Amérique que se dérouleront les scènes finales, pays de liberté à cette époque.

Le chevalier des Grieux se permet tout pour conserver l’amour de « mademoiselle Manon Lescaut » qui, elle, n’exclut pas fréquenter plusieurs hommes riches en même temps pour se permettre tous les plaisirs.

L’abbé Prévost s’en permet beaucoup, lui aussi, oscillant d’une carrière militaire à une carrière ecclésiastique, du fait de ses écarts de conduite. Il a très confiance en lui et mène une vie amoureuse sans tabous. Mais dira-t-il : « Quelque penchant que j’aie pour l’amour, rien ne me charme autant que la vue d’une belle bibliothèque. Quand je vois un livre, je suis dans mon élément. »

Membre : N.L., Île-des-Soeurs

Abbé Prévost. Manon Lescaut, Éditions Gallimard, collection Folio classique, 2008, 201 pages.



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