27 juil 2017

Ma mère, cette inconnue

Labro, Philippe

Ma mere, cette inconnue Labro

Le lecteur est vraiment touché par l’hommage vibrant de Philippe Labro à sa mère Netka, particulièrement aimée des siens et altruiste, mais qui ne veut pas confier son passé à sa famille qui en est pourtant bien curieuse, comme si elle voulait l’effacer ou ne pas s’apitoyer sur son sort.

De fil en aiguille, l’auteur essaie de retrouver ce passé au cours duquel Henriette, de son vrai prénom, a été plusieurs fois abandonnée avec son frère Henri ; deux adultérins, enfants d’un magnat polonais, grand propriétaire terrien et d’une institutrice française. D’abord abandonnés par leur mère – pourquoi les a-t-elle abandonnés ? – puis par leur Manny qui les éleva à Genève et ensuite par une autre femme, Marraine, à Versailles ; cette dernière reconnut Henri (courageux combattant Saint-Cyrien qui fut tué à Cassino en 1944) et lui donna son patronyme, mais pourquoi ne reconnut-elle pas Henriette ? Nouvel abandon pour cette jeune fille !

Cette quête d’identité est captivante. Les chapitres sont courts et vivants et rappellent parfois les mêmes faits pour insister, sans lasser. L’auteur termine son récit par cette question touchante : « Aimons-nous assez ceux que nous aimons ? »

Membre : Outremont

Labro, Philippe. Ma mère, cette inconnue, Éditions Gallimard, collection Blanche, 2017, 192 pages.



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