11 avr 2019

L’Objet du scandale

Davies, Robertson

L'Objet du scandale

Ce premier ouvrage de cette trilogie (les deux autres étant Le Manticore et Le Monde des merveilles) m’a passablement intéressé.

Dunstan Ramsay, le narrateur, écrit à son directeur une lettre (de plus de 350 pages !) lui racontant par le menu les principales péripéties de sa vie. Forcément, il est aussi question de ceux qui l’entourent : Mary et son fils Paul, Percy et sa femme Leola… pour ne nommer que les principaux. Car des personnages secondaires, il y en a plus de 75 ! Ce n’est pas utile de les noter comme je l’ai fait.

L’histoire se déroule en banlieue de Toronto dans la première moitié du XXe siècle. Il est fort intéressant d’apprendre comment nos voisins ontariens se comportaient à cette époque, notamment sur le plan religieux.

Voici ce qu’en dit Babelio : « Mais cet érudit farfelu [Dunstan Ramsay] possède un pouvoir secret. Des événements insignifiants de son existence, comme une simple bataille de boules de neige, déclenchent dans la vie d’autrui, des réactions en chaîne imprévisibles et redoutables.

L’Objet du scandale est le premier volume de la Trilogie de Deptford où l’auteur déploie une maîtrise impressionnante de l’intrigue romanesque. Robertson Davies a véritablement inventé un genre nouveau, une sorte de comédie philosophique où la vie humaine est considérée d’un point de vue supérieur, comme si un démiurge malicieux consentait, pour une fois, à expliquer la manière dont il tire les ficelles de nos pauvres existences terrestres. C’est à la fois drôle et captivant, mené avec humour et une [grande] profondeur de vues […]. »

En terminant, une citation dans laquelle Dunstan parle de son ami Percy : « Adolescent, c’avait été une brute, un vantard et un mauvais perdant. En grandissant il avait appris à isoler ces traits de caractère, et quelqu’un le connaissant moins bien que moi aurait pu croire qu’il s’était amélioré. Mais je n’ai jamais été de ceux qui croient que les caractéristiques dominantes d’un enfant soient appelées à disparaître avec la maturité ; elles peuvent être immergées ou bien se transformer, mais elles ne s’évaporent pas ; fréquemment elles remontent vigoureusement à la surface à l’approche de la vieillesse. »

Tout le roman est de cette eau. Une belle découverte.

Titre original : Fifth Business, premier volume de la Trilogie de Deptford.

Membre : Saint-Jean-sur-Richelieu

Davies, Robertson. L’Objet du scandale, Éditions Rivages, 1970, 1993, 432 pages.



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