20 avr 2012

Les Fous de Bassan

Hébert, Anne

les-fous-de-bassanIl s’agit ici d’un roman très noir mais magnifique, comme le sont souvent les œuvres d’Anne Hébert. Le décor fictif de Griffin Creek pourrait être situé en Gaspésie où certains royalistes britanniques se sont réfugiés après la guerre de l’Indépendance américaine. Il y aurait donc ici un fond historique, mais aussi l’exploitation d’un fait divers : une histoire de meurtre comme l’a souvent fait l’auteure.
Il faut parler de la présence du vent qui rend fou, aussi bien les oiseaux que les personnages. Cette présence prédominante du vent, comme de la lune, permettra même de leur faire porter une partie de la responsabilité du drame.
L’écriture du récit joue continuellement à deux niveaux : le passé et le présent, le bien et le mal, le « je » et le « il ».
L’écriture est poétique avec de nombreux emprunts bibliques et le roman est structuré sous la forme de journaux datés et écrits par les différents personnages qui nous livrent par bribes des éléments de l’intrigue.
Malheureusement, le film réalisé à partir de cette oeuvre ne fut pas à la hauteur.

Membre de : Hébert, Anne


6 avril 2012

J’ai retrouvé et relu avec un immense plaisir ce roman d’Anne Hébert.
Quelle plume ! Elle nous décrit des paysages avec une telle maîtrise qu’on s’y sent vivre, qu’on voit les personnages, les lieux, la mer omniprésente, le vent, la nature rude et parfois cruelle comme les habitants de ce petit village perdu, en Gaspésie. À redécouvrir si vous avez déjà lu Anne Hébert, et surtout, si vous ne la connaissez pas encore, plongez dans la lecture des oeuvres de cette grande écrivaine de chez nous. Des heures de lecture de pur bonheur !

Membre de : Pointe-Claire


7 oct 2011

Omniprésents tout au long du récit les vents et les marées de la mer balayant Griffin Creek, village imaginaire situé dans un espace réel, le long du Saint-Laurent entre Cap Sec et Cap Sauvagine. La description de cette terre belle et rude de la côte Nord est empreinte de poésie.
À la fin du XVIIIe siècle s’est formée une petite communauté de loyalistes ayant fui les États-Unis pour vivre à Griffin Creek en autarcie, étant tous plus ou moins parents.
Au soir du 31 août 1936, les cousines Nora et Olivia, âgées respectivement de 15 et 17 ans, enviées ou désirées pour leur beauté, disparaissent… Griffin Creek est en état de choc…
C’est le suspense… L’intrigue se dévoile lentement au fil des confessions des personnages sous la forme de cinq récits différents tous marqués par les thèmes du désir et de la violence. Mais l’on sait avant la fin qui est le meurtrier…
Les éléments naturels sont très présents dans le roman et deviennent même des acteurs du drame. Le Révérend considère que « dans toute cette histoire il faudrait tenir compte du vent ».
Les Fous de Bassan, le titre lui-même, « les fous » suggèrent les oiseaux qui à cause de certains de leurs comportements sont considérés « fous » tout comme la démence qui connote le contenu de tout le roman.
Ce roman est une critique des mœurs, de l’inceste, dans un petit village où règne la loi du silence et du secret. Un roman complexe et sublime qui ne laisse pas indifférent.


14 mai 2010

Toute Québécoise bien née peut associer le titre Les fous de Bassan à l’auteure Anne Hébert. Mais qui se souvient de l’histoire qui y était racontée ? C’est à cet oubli, mon oubli, que j’ai voulu remédier. J’ai cependant retrouvé non seulement une belle histoire mais l’écriture envoûtante d’Anne Hébert et une structure de roman des plus modernes.
Le village de Griffin Creek, dans le Bas-du-Fleuve, regroupe les descendants de Loyalistes tous plus ou moins parents. La disparition de deux jeunes filles à l’été 1936 restera mystérieuse jusqu’aux aveux du coupable en 1982. Lourd silence…



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Membre : Outremont

Hébert, Anne. Les Fous de Bassan, Éditions du Seuil, 1982.

Catégorie : Romans : québécois


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