30 nov 2012

Le Torrent

Hébert, Anne

Comme dans toutes ses œuvres, on glisse littéralement dans l’écriture puissante, juste et belle d’Anne Hébert. Difficile au début de ne pas avoir l’imagination contrainte par les images du film. Mais, peu à peu, le texte s’impose, l’écriture fait son chemin et, c’est heureux, nous fait mieux comprendre le personnage de François. Alors que le film en fait un être devenu sauvage et asocial qui ne se remettra pas de sa blessure, la nouvelle ouvre sur une dimension réflexive qui éclaire beaucoup le personnage. Alors que le film de Simon Lavoie le présente comme un animal blessé, comme une bête traquée, il apparaît davantage dans la nouvelle comme un homme qui cherche à s’expliquer et à comprendre son destin, sans toutefois pouvoir y échapper, ce qui est cause de son désespoir. François est plus humain dans la nouvelle que dans le film. Et cet aspect de la nouvelle, je crois que le film aurait pu mieux le rendre. Je ne connais pas grand-chose en technique cinématographique, mais une voix off, plus de texte à l’écran ou je ne sais quel autre procédé, n’aurait-on pas pu y arriver ?… À moins que cela n’ait été exclu par le réalisateur, ce qui m’étonnerait, mais enfin… Bref, deux mondes à découvrir.



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Membre : Pointe-Claire

Hébert, Anne. Le Torrent, Éditions Beauchemin, 1950.

Catégorie : Contes et Nouvelles

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Une réponse pour “Le Torrent”

luc jodoin dit : - 30 novembre 2012

Bien vu. Donne envie de relire et voir. Merci

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