27 juil 2012

Le Soleil des mourants

Izzo, Jean-Claude


Tout commence par la mort de Titi, un SDF comme Rico. Titi était pour lui comme un père. Pas seulement un compagnon d’infortune, mais un ami, un vrai, qui savait des choses, qui savait raconter des histoires qu’il avait lues dans les livres. Alors Rico erre dans Paris où il fait de plus en plus froid. Il ne veut pas du SAMU. Il descend pas mal de bières et de pinard pour se réchauffer. Rico revoit sa vie, qui n’était pas des plus brillantes, mais il avait ce qu’il fallait, jusqu’au jour où il a perdu son boulot. Alors sa femme a pris un amant et l’a foutu à la porte. Il n’a même pas pu revoir son fils, sinon une fois en cachette à la sortie de l’école. Et aussitôt la justice le lui a interdit. Alors Rico va filer vers le sud, à Marseille. Il part avec Félix après avoir plumé deux couples près d’un distributeur de billets.
Il s’arrête en chemin pour diverses aventures pas toujours drôles, en particulier à Avignon. Arrivé à Marseille, il se lie d’amitié avec Abdou, un jeune algérien de 13 ans qui le prend en charge parce qu’il est malade. Hélas, la bronchite va l’emporter.
Beau roman. Le style est vif, cru, mais vrai, authentique. La scène finale en particulier est magistrale : Rico meurt face à la mer, Abdou pose la tête sur son épaule et pleure son compagnon. Une très belle fiction dont on peut dire qu’elle n’est pas seulement imaginaire.

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Membre : France

Izzo, Jean-Claude. Le Soleil des mourants, Éditions Flammarion, 1999.

Catégorie : Romans... autres genres

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