15 fév 2018

Le Poids de la neige

Guay-Poliquin, Christian

Le Poids de la neig

Une histoire de survie qui n’est pas sans rappeler le roman de Cormac McCarthy, La Route (2006) ou celui de Jean Hegland, Dans la forêt (1996) mais en beaucoup plus beau à mon avis.

L’histoire est originale, pathétique et chaleureuse en même temps et elle se déroule dans un Québec que l’on connaît bien, fait de chalets, de neige et de forêts.

Quant à l’écriture, elle est magnifique, poétique et pleine d’esprit. Encore une fois, la poésie est cette lumière qui permet de traverser les pires moments.

Si le décor change peu et le déroulement du quotidien est au ralenti, on ne s’ennuie jamais, bien au contraire. Parfois cela me fait penser à Anne Hébert. Les maisons et les bois sont chargés d’histoire, celle des chasseurs, bûcherons et draveurs et même les flocons et les averses de neige et de glace ont leur personnalité.

La neige est omniprésente et dicte sa loi, « elle domine le paysage et écrase les montagnes. Les arbres s’inclinent… courbent l’échine », « le silence de l’hiver est assourdissant », ou « des bourrasques secouent la véranda, les murs gémissent et le silence se fissure de part en part » est-il écrit.

Le drame qui s’y déroule et qui nous est raconté est, comme dans tout bon roman, une expérience humaine intéressante « distillée » par l’auteur, pour reprendre une parole de Jordan Peterson, grand psychologue canadien actuel.

Pour moi une lecture qui fut un plaisir et un enrichissement. Je ne vois plus la neige de la même façon.

Membre : N.L., Île-des-Soeurs

Guay-Poliquin, Christian. Le Poids de la neige, Éditions La Peuplade, 2016, 296 pages.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.



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