23 août 2018

Le pays que j’aime

Bonvicini, Caterina

Le Pays que j'aime

Ce roman, qui se déroule sur fond de tableau historique de l’Italie entre 1975 et 2013 (les années Berlusconi, les Brigades rouges, etc.), relate ce mal de vivre de notre époque en décrivant une société italienne avec pour toile de fond corruption et inégalités sociales.

Olivia, fille de riches entrepreneurs de Bologne, les Morganti, passe son enfance avec Valerio, le fils du jardinier et de la femme de chambre, enfance gâtée et pleine de poésie. Tout se passe très bien jusqu’à ce que la mère de Valerio quitte son mari et Bologne pour s’établir à Rome avec un homme peu recommandable. Valerio vit alors dans un appartement misérable. Les deux jeunes gens se retrouvent de temps en temps puis se perdent de vue et se retrouvent à nouveau. Leur amitié fraternelle se change en amour, mais leur destin diverge dans un sens inattendu.

Valerio est ambitieux et devient magistrat tandis qu’Olivia papillonne dans ses études, fait plusieurs mariages et cherche surtout à fuir sa famille qui se délite. Valerio épouse la soeur d’un de ses camarades de lycée dont la famille s’est enrichie dans le bâtiment. Si les Morganti ont une certaine classe, la belle-famille de Valerio fait partie de ces nouveaux riches parvenus sans culture ni savoir-vivre, qui supplantent l’aristocratie italienne, du moins financièrement. Valerio lui-même bascule dans la corruption en devenant entrepreneur.

C’est un monde chaotique que nous décrit l’auteure dans lequel se mêle petite et grande histoire. Ses personnages sont très attachants, mais elle ne se fait pas d’illusion sur son pays qu’elle aime quoiqu’il arrive.

Titre original : Orreva l’anno del nostro amore

Membre : Outremont

Bonvicini, Caterina. Le pays que j’aime, Éditions Gallimard, collection Du monde entier, 2014, 2016, 320 pages.



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