20 oct 2016

Le Loup des steppes

Hesse, Hermann

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Le Loup des steppes (1927) et Siddhartha (1922), deux variations sur le même thème, soit celui de la quête d’identité, véritable traversée de l’adolescence, tardive dans le cas de monsieur Hesse élevé dans un milieu protestant très rigide. L’une se fait avec la présence d’une femme sensuelle et aussi philosophe, à sa façon, et Siddhartha, lui, dans un voyage aux Indes, que l’auteur connaît bien.
Même s’il y a parfois des longueurs, le style est agréable, l’histoire, passionnante et on est porté par les pistes de réflexions qui s’y trouvent. Par exemple, dans Siddhartha : « Crois-tu que cette voie (les expériences douloureuses) puisse être évitée à qui que ce soit ? » Ou encore cette affirmation sur « la simultanéité des temps » (le présent, le futur et le passé).
Le Loup des steppes, lui, est plus torturé, mais il se laissera apprivoiser : en rencontrant une personne chaleureuse, « ému le loup des steppes fit un sourire grimaçant. La bave ruissela dans son gosier sec et son sentimentalisme lui fit courber l’échine… » Il soulève cette question : « Réfléchir une heure ; rentrer en soi même pendant un moment et se demander quelle part on prend personnellement au règne du désordre dans le monde, quel est le poids de notre responsabilité… »
Aussi un bel hommage à l’humour : pour ne plus « être entravé et aveuglé par ce que vous avez coutume d’appeler votre personnalité… vous libérer… venez… apprendre à rire. »

Membre : Île-des-Sœurs

Hesse, Hermann. Le Loup des steppes, Éditions Calmann-Lévy, 1927, 256 pages.



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