19 oct 2012

Le Diable, tout le temps

Pollock, Donald Ray

Il s’agit de son premier roman, traduit de l’américain par Christophe Mercier.
À Meade, en Ohio, les destins tragiques s’entrecroisent, de la fin de la Deuxième Guerre mondiale jusqu’au début des années 60.
En toile de fond : la misère des petites villes, les prédicateurs de tout poil, l’alcoolisme, la corruption, le crime et la vengeance. Oui, c’est sombre, c’est dur.
Cela évoque une Amérique bien sordide, très loin de celle qui fait rêver.
Malgré toute cette noirceur, on est pris au piège, car on s’attache à ces personnages paumés, ces « losers ». L’écriture est tout en finesse, malgré la violence qui est décrite. C’est ce qui fait qu’on continue à lire.
Vous savez, lorsque vous avez l’impression d’être là, sur place, que vous êtes capable de vous représenter exactement la scène qui est décrite ? Voilà.
Ça m’a rappelé Trailerpark de Russell Banks (1996), où l’on dépeint aussi un univers étrange, mais un tantinet moins violent.

Titre original : Devil All the Time

Et merci au Club des Irrésistibles d’avoir recommandé le roman de Jocelyne Saucier, Il pleuvait des oiseaux (2011), j’ai adoré. Une œuvre magnifique.



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Membre : Sainte-Julienne

Pollock, Donald Ray. Le Diable, tout le temps, Éditions Albin Michel, collection Terres d’Amérique, 2008, 2012.

Catégorie : Romans... autres genres

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