27 août 2015

Le Collège classique pour garçons. Études historiques sur une institution québécoise disparue

Bienvenue, Louise, Ollivier Hubert et Christine Hudon

le collège classique pour garçons

Disparus à la fin des années 1960, les collèges classiques continuent d’influencer la société, d’une part, par les nombreux diplômés y ayant été formés et encore actifs, et d’autre part, comme points de comparaison (souvent idéalisés) dans toutes les discussions contemporaines sur le système d’éducation.
Or, la réalité est complexe. Les objectifs et les modalités de fonctionnement des collèges ont évolué depuis la fin du XVIIIe siècle, alors qu’on les représente habituellement sous le modèle en vigueur depuis le début du XXe siècle. En quinze chapitres, les auteurs nous brossent un tableau de divers aspects de cette évolution : projet éducatif, discipline et transgression de règles, camaraderie, absence des femmes, etc.
Bref, les collèges furent d’abord des institutions polyvalentes offrant à des élèves, surtout externes, une formation pratique (lire commerciale ou scientifique) peu coûteuse et de durée limitée, parfois même à un ou deux ans, ou encore une formation classique de huit ans. Puis, à partir du milieu du XIXe siècle, les volets non classiques furent éliminés de ces institutions, le pensionnat plus coûteux devint la norme et un monopole d’accès aux études universitaires les plus prestigieuses (droit, médecine etc.) fut accordé aux diplômés qui en étaient issus. Dans ce sens, comme le dit un auteur, les collèges classiques « furent à la pointe du combat idéologique [...] contre l’avènement de la démocratie politique, culturelle et sociale et pour le maintien de l’ordre établi. »

Membre : Pierre, abonné de Guèvremont

Bienvenue, Louise, Ollivier Hubert et Christine Hudon. Le Collège classique pour garçons. Études historiques sur une institution québécoise disparue, Éditions Fides, 2014, 419 pages.



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