14 oct 2021

Le Château blanc

Pamuk, Orhan

Le Château blanc

Ce roman de 195 pages est étonnant. J’ai découvert une histoire spéciale et à la limite existentielle. J’ai aussi découvert une écriture qui interpelle par la description des relations dans cette ville qu’est Istanbul en 1648, par les rapports que les deux personnages entretiennent, par les réflexions qui nous sont présentées concernant les humains et par la fin de ce périple qui est particulier.

La narration est faite par un jeune Italien capturé par des marins turcs. Il est emprisonné et obtient des mesures plus clémentes, car il a quelques connaissances en médecine. Il soigne le pacha de la ville qui, en contrepartie, lui donne une protection durant son séjour en prison.

Quelque temps plus tard, le pacha lui demande de renoncer à sa religion et de se convertir à l’islam, tout en le menaçant de mort s’il refuse. Devant son refus, le pacha le punit en l’offrant comme esclave à un savant. Les deux hommes se ressemblent de façon effrayante et éprouvent une méfiance immédiate l’un pour l’autre. Le maître intime au jeune homme de lui transmettre ses connaissances sur l’astronomie et les mathématiques. Ils vivent ensemble et travaillent sur la pyrotechnique, ensuite sur une horloge et finalement sur une machine de guerre.

Tout au long de ces années, le maître acquiert les connaissances du jeune homme. Il explore les souvenirs de l’Italie, il exige qu’il lui raconte ses rêves et ses péchés. Par contre, le maître livre peu d’informations le concernant. Ils côtoient le pacha et le sultan. Ils traversent un épisode de peste dans la ville et ils explorent la peur de la mort.

Les années passant et par les récits du jeune Italien, le sultan arrive tout à coup à une étonnante conclusion concernant les humains. Vers la fin, les deux hommes sont-ils devenus semblables ou identiques ? L’un doit disparaître rapidement, car l’autre sera exécuté. Quel destin les attend ?

Membre : Pierre, Saint-Jean-sur-Richelieu

Pamuk, Orhan. Le Château blanc, Éditions Gallimard, collection du Monde entier, 1996, 1999, 195 pages.



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