09 sept 2021

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Elin Hilderbrand nous propose, avec Un été à Nantucket / Summer of 69 (Les Escales, 2019, 2021), de passer l’été 1969 en compagnie du clan Levin-Foley et d’Exalta Nichols. Année inoubliable, entre autres, car la guerre du Vietnam « battait son plein », mais aussi parce qu’en juillet de cet été-là a eu lieu le lancement de la fusée Apollo 11 alors qu’un mois plus tard, le festival musical de Woodstock allait marquer les esprits à tout jamais.

Ce que j’ai particulièrement apprécié de ce roman de 489 pages, ce sont les lieux. Si vous êtes déjà allés à Nantucket et/ou à Martha’s Vineyard, vous retrouverez des endroits qui vous sont familiers. Je vous mets au défi de ne pas vouloir passer vos prochaines vacances sur l’une de ces deux îles.

Il y a dans cette famille américaine des traditions qui ne se perdent pas. C’est le cas de ces vacances estivales à Nantucket qui se perpétuent depuis cinq générations. Et malgré ses 75 ans, Exalta Nichols reçoit encore les siens, année après année.

Kate et son mari le lieutenant Wilder Foley, mort de façon tragique à l’âge de 33 ans à l’été 1953, ont eu trois enfants : Blair, Kirby et Tiger. Lors de son second mariage avec l’avocat juif David Levin, Kate a mis au monde sa troisième fille, Jessie.

Kate habite Brookline, une ville située dans l’État du Massachusetts. Âgée de 48 ans, mariée depuis 14 ans, elle s’est mise à boire beaucoup trop et à n’importe quelle heure, depuis que son fils de 19 ans a été appelé pour faire son service militaire et envoyé au Vietnam. L’anxiété s’est infiltrée dans sa vie.

Normalement, toute la famille se retrouve en compagnie d’Exalta, la mère de Kate, dès le troisième lundi de juin à Nantucket, dans la maison All’s Fair, construite en 1795… sauf en cette année 1969.

On vient de le voir, le seul fils du clan ne peut être là puisqu’il est « parti en avril rejoindre l’armée américaine. Après ses classes, Tiger a été envoyé dans les Montagnes centrales du Vietnam au sein de la Compagnie Charlie, 12e régiment de la 3e brigade, 4e division d’infanterie. » (p. 19)

À 24 ans, Blair, est enceinte de sept mois. Elle attend des jumeaux et se sent bien seule, car son mari, Angus Whalen, est très pris par son travail de professeur d’astrophysique au MIT. Elle reste à Boston jusqu’au moment où un différent éclate entre eux…

Jessie fête ses 13 ans le jour de son arrivée à Nantucket. C’est donc la seule de la fratrie qui va passer l’été sur l’île aux côtés de sa grand-mère, femme de principes, qui l’oblige, entre autres, à suivre des cours de tennis au Field & Oar Club. Kate et David ne viennent les rejoindre que la fin de semaine !

De son côté, Kirby, qui est en troisième année à Simmons College, a décidé, à 21 ans, de s’affranchir de ses parents durant quelques semaines. Cette activiste-féministe a donc pris la direction de Martha’s Vineyard. Elle s’est louée une chambre pour l’été dans une maison de Narragansett Avenue et s’est trouvée un emploi de nuit comme réceptionniste au Shiretown Inn, situé dans le centre-ville d’Edgartown.

L’intrigue passe de l’un à l’autre et, volontairement, je ne parle d’aucun des nombreux personnages secondaires, car ils auront chacun une importance dans l’histoire. Il y a ici un peu de tout : intrigues amoureuses, déceptions, rencontres inattendues, secrets familiaux dévoilés, discordes, réconciliations.

L’atmosphère est bien rendue, chaque chapitre est le titre d’une chanson (Both Sides Now de Joni Mitchell, Born to Be Wild, Fly Me to the Moon, pour ne nommer que les trois premiers), plusieurs écrivains sont cités tels Edith Wharton, Flannery O’Connor, Anne Frank…

Même si j’ai aimé ma lecture – l’auteure connaît bien son sujet puisqu’elle habite Nantucket et que son récit est en partie inspirée de sa propre vie –, j’ai deux bémols : la traduction, signée par Omar Perrin, est parfois trop franchouillarde, comme c’est malheureusement souvent le cas, mais, également, j’ai noté plusieurs mots manquants. Malgré tout, j’ai lu Un été à Nantucket avec plaisir. À vous de voir !


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Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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