10 sept 2020

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Le titre du 5e roman de Muriel Barbery, Une rose seule (Actes Sud, 2020), est tiré du premier vers d’un poème de Rilke : « Une rose seule, c’est toutes les roses. »

Ce livre plaira à tous les adeptes de la culture japonaise : contemplation de la nature et de ses éléments (fleurs, arbres, roches), promenades dans les jardins zen, visites de temples, cérémonie du thé, repas accompagnés de saké. Tout le monde y trouvera son compte !

Il y a une semaine, Rose apprend le décès de son père, Haru Ueno, qu’elle n’a pas connu – sa mère l’ayant quitté juste avant sa naissance. Le notaire lui demande de se rendre au Japon dans les plus brefs délais pour la lecture du testament. Durant son séjour à Kyoto, elle réside dans la maison paternelle, ce qui lui permet de mieux saisir, d’une certaine manière, dans quel environnement Haru vivait.

Qui était cet homme né au sein d’une famille modeste dans les montagnes près de Takayama ? Devenu un riche marchand d’art contemporain, on disait de lui qu’il « avait un sens inné des affaires. Et un charme fou ». Par l’entremise de quelques personnes qui ont gravité autour d’Haru, Rose découvre petit à petit des aspects de celui qui a aimé bien des femmes, mais sans jamais vouloir en épouser aucune.

Parmi ces proches, Paul, l’ami fidèle, devenu l’assistant d’Haru, qu’il considérait comme son mentor, et qui l’a nommé son exécuteur testamentaire. Bruxellois parlant couramment le japonais, Paul habite le pays du Soleil Levant depuis deux décennies. Veuf depuis huit ans et le papa d’une fille de dix ans, il « prend en charge » Rose à son arrivée, comme le fait Sayoko, l’intendante de la maison depuis 40 ans, en qui Haru avait totalement confiance, et Kanto, le chauffeur qui la conduit d’un lieu à un autre.

À prime abord, je n’ai pas aimé Rose, cette célibataire rousse aux yeux verts, spécialisée en géobotanique. Son attitude agressive, sa rage constante, ses répliques cinglantes et blessantes, font qu’il est difficile d’avoir de l’empathie pour cette quarantenaire. Mais plus on avance dans le récit, mieux on comprend pourquoi elle est dans un tel état d’esprit.

Que découvrira Rose à l’ouverture du testament ? Parviendra-t-elle à se réconcilier avec son passé ? Sera-t-elle moins incisive avec Paul ? Trouvera-t-elle un certain apaisement ? Voudra-t-elle retourner à Paris ou entendra-t-elle un appel du Japon ? Vous trouverez réponse à toutes ces questions à la lecture très agréable de ce roman de l’auteure de L’Élégance du hérisson, publié en 2006 chez Gallimard.


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Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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