09 juil 2020

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Tous les étés, les maisons d’édition sortent leur gros canon. En général, je me tiens assez loin de ces titres, non pas par snobisme, simplement parce qu’il m’est arrivé trop souvent d’être déçue.

Alors, quelle ne fut pas ma surprise de lire, en deux petites soirées, La vie est un roman (Calmann-Lévy, 2020) de Guillaume Musso et d’y trouver mon compte. Très efficace, ce livre nous offre son lot de rebondissements – qu’en majorité, je n’ai pas vus venir.

On peut reprocher ce que l’on veut à l’auteur français, mais sûrement pas de ne pas savoir raconter une histoire. Celle-ci nous amène d’une fausse piste à une autre, ce qui nous oblige à rester attentifs à chacun des détails.

Prague, octobre 2009 : Flora Conway, écrivaine galloise résidant à New York, vient de se voir décerner, à l’âge de 39 ans, le prix Franz Kafka pour l’ensemble de son œuvre. Fuyant les médias et la foule, c’est Fantine de Vilatte, son éditrice, qui est allée cueillir les honneurs à sa place.

De 2009 à 2022, de Brooklyn à Paris, avec un bref arrêt à Cap Cod, en Corse et au lac de Côme, ce roman, qui se décline en trois parties, donne la parole à différents protagonistes, à commencer par Flora Conway.

Voici ce qu’elle nous dévoile dès les premières pages : « Il y a six mois, le 12 avril 2010, ma fille de trois ans, Carrie Conway, m’a été enlevée alors que nous jouions toutes les deux à cache-cache dans mon appartement de Williamsburg. » Que s’est-il passé ? Comment une enfant a-t-elle pu ainsi disparaître ? L’a-t-on kidnappée et si oui, pour quelle raison ? À ce stade-ci, tout est possible. La police est vite appelée au sixième étage du Lancaster Building de Berry Street, une enquête est ouverte et…

La deuxième partie débute à Paris alors que l’écrivain de 45 ans, Romain Ozorski, est découragé et déprimé : en plus d’être en panne sèche dans l’écriture de son prochain roman, sa femme lui annonce qu’elle part vivre aux États-Unis avec leur fils.

On réalise au fur et à mesure que Flora et Romain ont une feuille de route similaire : les deux connaissent de gros succès ; ils sont propriétaires depuis peu : l’une, d’un condo à New York, l’autre, d’une maison en France ; elle est la maman d’une petite fille de trois ans, Carrie, il est le père d’un jeune garçon de six ans, Théo ; ils sont séparés de leur conjoint(e), à la différence près que si Flora élève seule sa fille, Romain doit se contenter d’une garde partagée. De plus, ils ont chacun un agent littéraire avec qui ils ont créé, au fil des années, un lien d’amitié.

L’éditrice Fantine Vilatte, Théo et Romain Ozorski bouclent l’histoire. Quelques personnages secondaires se rajoutent à ceux déjà nommés et viennent ainsi brouiller un peu plus les pistes. Mais comme l’histoire est bien ficelée, nous connaîtrons la vérité sur ce qui est advenu de la disparition de Carrie et qui se cache réellement derrière Flora, Romain et Fantine.

En refermant La vie est un roman, je me suis dit que les romanciers avaient tous les droits, mais je me suis aussi demandée : s’ils mènent leur barque au gré de leur inspiration, les personnages eux, leur arrive-t-il de prendre la barre du gouvernail ?

Pour que vous ne fassiez pas la même erreur que moi qui ai pris des notes tout au long de ma lecture, sachez qu’en fin de volume, on retrouve toutes les références et les noms des auteurs cités dans ce roman de 303 pages.


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Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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