20 fév 2020

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

J’aime l’œuvre d’Aki Shimazaki. Quand j’ai su que l’écrivaine québécoise d’origine japonaise commençait un nouveau cycle, j’ai tout de suite voulu lire Suzuran (Leméac/Actes Sud, 2019) qui se déroule en deux temps, sur quatre ans.

Aki Shimazaki est une auteure à part dans notre littérature. C’est un peu comme si, durant les deux heures de notre lecture, les aiguilles de l’horloge se mettent à tourner au ralenti.

La narratrice de 35 ans, Anzu Niré, est native de Yonago, au Japon. Ses parents, aujourd’hui âgés de 70 ans, sont sur le point de troquer leur maison pour une résidence de retraite. Avaient-ils vraiment le choix ? La mère d’Anzu, de Kyôko et du fils cadet, Nobuki, est atteinte d’une démence légère.

Anzu, après neuf ans de mariage, a demandé il y a trois ans, le divorce. R., son ex, a la garde partagée de leur fils Tôru. C’est un gentil garçon de dix ans, attentionné, qui aime le karaté et les sciences.

R. a une imprimerie qui connaît quelques difficultés financières, tandis que les « affaires » d’Anzu sont florissantes. En plus de donner des « cours de poterie au centre culturel de la ville », elle possède une boutique spécialisée en vases ikebana et un atelier à la campagne. Elle prépare, pour juin prochain, une exposition.

Kyôko, la sœur aînée d’Anzu, mène une tout autre vie. Malgré ses nombreuses conquêtes, elle est toujours célibataire. Elle n’a pas voulu, comme sa sœur, demeurer à Yonago, car elle préfère les grandes villes. Secrétaire du directeur d’une entreprise américaine d’import-export, elle vit et travaille à Tokyo. Son emploi lui permet, à son grand bonheur, de voyager à l’extérieur du pays.

Il y a sept mois, Kyôko a fait la rencontre d’un chercheur en chimie, Yûji Yamada. Pour la première fois de sa vie, elle est amoureuse. Orphelin depuis trois ans, Yûji aime aussi son travail au sein de la compagnie pharmaceutique T. Mais le siège social qui est à Tokyo doit bientôt déménager à Nagoya. Malgré son attachement à Yûji, Kyôko le suivra-t-elle ? Ce court récit renferme plusieurs secrets, certains mensonges, qui se dévoileront comme un adagio.

Suzuran, qui est la fleur du 1er mai, ne m’a malheureusement pas autant captivée que les autres pentalogies d’Aki Shimazaki : Le Poids des secrets (1999 à 2004), Au cœur du Yamato (2006 à 2013) et L’Ombre du chardon (2014 à 2018)… mais je suis curieuse de lire la suite.

Comme toujours, il y a un glossaire à la fin du livre. Profitez-en pour enrichir votre japonais !

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.


Le lundi 24 février, à Radio VM (91,3 FM), de 17 h 45 à 18 h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec Mary-Dailey Desmarais, conservatrice de l’art moderne et contemporain international au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) qui, à titre de commissaire, nous parlera de deux expositions : « Tant le moindre de mes atomes t’appartient intimement » : oeuvres choisies de la collection Bailey dans le Carré d’art contemporain et Volte-face : photographies de Cindy Sherman, Laurie Simmons et Rachel Harrison de la collection Carol et David Appel dans la salle des arts graphiques, présentées au MBAM jusqu’au 29 mars 2020.

Lundi dernier, je recevais Hélène Samson, conservatrice de la collection Photographie du Musée McCord, venue nous parler de l’exposition Griffintown – Montréal en mutation, présentée au Musée McCord jusqu’au 9 août 2020.



Les Irrésistibles de Marie-Anne ont aussi leur page Facebook. Venez voir !

https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne

En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



Partager cet article sur : Partager sur Facebook Partager sur Twitter