13 fév 2020

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Je m’étais prêtée au même exercice que vous lors de ma petite « enquête » sur vos lectures préférées de 2019. Parmi mes choix, j’avais inscrit Les Foley d’Annie-Claude Thériault (Marchand de feuilles, 2019). Vous savez, le genre de roman que l’on commence et dont on retarde le plus possible la fin, tellement on s’est attaché aux personnages.

Je vais donc en dire le moins possible pour que vous puissiez apprécier, à votre tour, cette oeuvre cathédrale de 293 pages, ficelée de très belle manière par l’auteure.

Superbement campée, l’histoire de cette famille irlandaise commence en 1847 au moment de la Grande Famine. Annie-Claude Thériault donne la parole à six narratrices attachantes et débrouillardes, mais dont le parcours de vie ne sera pas toujours des plus facile : Ann, à Cobh (Irlande, 1847) ; Nora, à Pokeshaw (N.-B., 1880) ; Ellen, à Black Rock (N.-B., 1910) ; Nelly à Inkerman (N.-B., 1940) ; Clara, à Caraquet (N.-B., 1963) et finalement Laura Dewey Foley, à Miscou (N.-B., 2019), vient boucler la boucle.

Ceci étant dit, je ne vais pas détailler la vie de ces femmes, de leur entourage et de leur descendance, mais un élément se retrouve à chacune des époques évoquées : un doryphore de la pomme de terre, en d’autres mots une « bête à patates », une espèce d’insecte de l’ordre des coléoptères de couleur beige, presque orange, avec des lignes noires sur le dos. C’est comme le dit, entre autres, Eveline Foley, « une bibitte qui apporte la guigne ».

« On n’accumule pas tant de choses à dire en une seule journée », revient comme un leitmotiv dans le roman mais, n’en doutez point, Annie-Claude Thériault a réuni assez de matériel pour garder notre intérêt de la première à la dernière ligne.

En terminant, un remerciement spécial à Dominique Blondeau qui m’a mise sur la piste de ce roman magistral, pour reprendre ses mots. Pour ma part, c’est indéniablement, le plus bel ouvrage lu l’an dernier.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.


Le lundi 17 février, à Radio VM (91,3 FM), de 17 h 45 à 18 h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec Hélène Samson, conservatrice de la collection Photographie du Musée McCord, qui nous parlera de l’exposition Griffintown – Montréal en mutation, présentée au Musée McCord jusqu’au 9 août 2020.

Lundi dernier, je recevais la metteure en scène Brigitte Haentjens, venue nous parler de la pièce Sang du dramaturge suédois Lars Norén, présentée en supplémentaire à l’Usine C jusqu’au 20 février 2020.



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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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