30 jan 2020

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

C’est grâce à un ami, grand lecteur, que j’ai finalement lu Le Lambeau (Gallimard, 2018) de Philippe Lançon. Il insistait tellement que je me suis décidée à ouvrir la première page de ce récit autobiographique qui décrit l’impensable. Ce fut tout un choc ! Il m’a fallu le lire à dose homéopathique, pas plus de deux chapitres à la fois, car l’émotion était trop forte. Si l’auteur était tombé dans l’apitoiement, je l’aurais refermé tout de suite, mais ce n’est pas du tout le cas.

Né en 1963, Philippe Lançon, journaliste et critique littéraire avait, me semble-t-il, une vie que nous aurions pu lui envier… jusqu’au mercredi 7 janvier 2015. La veille du jour de l’attentat de Charlie Hebdo qui allait changer le cours de sa vie, l’auteur venait d’apprendre qu’il partirait enseigner la littérature à Princeton durant une période de six mois. Le soir, il assistait en compagnie d’une amie à une représentation de La Nuit des rois de Shakespeare. Que du bonheur !

7 janvier 2015 : réunion avec ses collègues de Charlie Hebdo. Philippe Lançon est en retard, ce qui est rarissime dans son cas. Nous connaissons la suite de cette journée dont la langue française n’a pas de mots assez puissants pour décrire l’horreur.

Hospitalisations, multiples interventions, reconstructions de sa mâchoire, tout cela nous est relaté minutieuse et chronologiquement. Lançon doit beaucoup à la présence de certains membres de sa famille, de son amoureuse et des différents intervenants médicaux. Mais il ne faudrait pas sous-estimer la place accordée à l’écriture de ce récit, à la littérature, à la musique et aux arts visuels qui ont indéniablement contribué à son rétablissement.

Le Lambeau est une leçon de vie et de courage d’un survivant, d’un battant. Quatre ans et dix mois après ces terribles événements, j’espère de tout cœur que Philippe Lançon a gardé foi en la vie !

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.


Le lundi 3 février, à Radio VM (91,3 FM), de 17 h 45 à 18 h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec la metteure en scène Martine Beaulne, qui nous parlera de la pièce La Maladie de la mort de Marguerite Duras, présentée au Prospero jusqu’au 15 février 2020.

Lundi dernier, je recevais la metteure en scène Stéphanie Jasmin, venue nous parler de Soifs Matériaux, texte de Marie-Claire Blais adapté et co-mis en scène avec Denis Marleau, pièce présentée à l’Espace Go jusqu’au 16 février 2020.



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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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