12 déc 2019

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Pas une ni deux mais trois premières en 12 ans. À chaque année, au moment de dévoiler les 5 titres finalistes pour la remise du prix des Irrésistibles, je vais de surprise en surprise.

Je suis très fière de vous annoncer que, parmi vos 500 coups de cœur littéraires reçus en 2019, les 5 livres – tous des premiers romans, du moins dans leur traduction française – qui ont été les plus appréciés durant l’année ont été écrits par des femmes, dont trois écrivaines italiennes.

Voici donc les titres (l’ordre est aléatoire) que les quelque 100 membres du jury du prix du Club des Irrésistibles ont à lire d’ici le 27 avril 2020 :

La Vraie Vie d’Adeline Dieudonné (L’Iconoclaste, 2018)

Une famille comme il faut de Rosa Ventrella (Les Escales, 2018, 2019)

La Revenue de Donatella Di Pietrantonio (Seuil, 2017, 2018)

La Tresse de Laetitia Colombani (Grasset, 2017)

La Goûteuse d’Hitler de Rosella Postorino (Albin Michel, 2018, 2019)

Comment vous remercier de votre généreuse participation ? Sans vous, ne l’oubliez jamais, ce club Web n’existerait pas.


Des personnes proches de moi, fervent(e)s lecteur(trice)s, m’avaient conseillé de ne pas lire Deux sœurs (Gallimard, 2019), 16e roman de David Foenkinos. Je ne les ai pas écoutés. Dommage !

Ce n’est pas mauvais, juste ennuyeux, pour ne pas dire commun. J’ai l’impression d’avoir lu cette histoire de rupture amoureuse, de dépression, de jalousie… des dizaines de fois.

Le style est honnête mais sans plus. Rien non plus de bien palpitant pour m’encourager à lire cette histoire de deux sœurs qui vont se rapprocher à la suite d’un événement qui a chamboulé la vie de l’une d’elles. Jugez par vous-mêmes.

Mathilde et Agathe sont orphelines. Le père est décédé en 2002 dans un accident de voiture, la mère a suivi quelques mois plus tard, emportée par un cancer.

Mathilde Pécheux, née à la fin des années 80, est en couple depuis cinq ans avec Étienne, tandis qu’Agathe, sa sœur aînée, est mariée à Frédéric, le père de leur petite fille Lili.

Depuis quelques jours, Mathilde a le pressentiment que quelque chose ne va pas chez Étienne. Elle se sent contrariée, mais n’en connaît pas la cause. Malgré tout, comme à chaque jour de la semaine, elle prend le chemin de son lycée où elle enseigne le français. Elle aime son métier et les élèves le lui rendent bien. Elle se concentre, ce matin-là, sur l’analyse qu’elle doit faire avec sa classe du roman de Gustave Flaubert, L’Éducation sentimentale.

De retour chez elle, Mathilde reçoit (au sens figuré) une gifle. Étienne lui annonce : « Je te quitte. Notre histoire est finie. » Incrédule, abasourdie, ce départ précipité est incompréhensible à ses yeux.

Mais pour quelle(s) raison(s) Étienne est-il parti ? A-t-il renoué avec son premier grand amour, Iris, revenue d’Australie ? Que reproche-t-il à Mathilde ? C’est le début d’une perte de contrôle, Mathilde se découvrant des sentiments insoupçonnés. Elle est effondrée, abattue, désorientée, puisqu’« elle perdait davantage que l’homme qu’elle aimait, elle perdait toute sa vie ». Quand le malheur frappe à notre porte, il arrive que le bonheur des autres nous soit insupportable.

Mathilde déclare à son proviseur, Monsieur Berthier, qu’elle ne sent pas bien et doit prendre congé quelques jours. En trois ans d’enseignement, elle a toujours été fidèle au poste. Que lui-arrive-t-il ? En manque de sommeil, Mathilde sonne au premier chez Madame Namouzian, psychiatre qui tient cabinet dans le même immeuble où elle demeure. Après discussion, elle lui prescrit du Lexomil pour l’aider à dormir.

De plus en plus instable et fragilisée par sa rupture, Mathilde, de retour au lycée, va commettre devant témoin un geste inexcusable. À partir de là, tout déboule. Mise à pied sur le champ, puis attente du verdict de sa sanction. De plus, quelques semaines plus tard, Étienne lui apprend qu’elle doit quitter son appartement. C’est à ce moment-là, alors que nous avons déjà lu plus de la moitié du roman, que sa sœur Agathe entre en jeu. David Foenkinos vous racontera la suite…

Deux sœurs est peut-être à ranger dans la section des thrillers psychologiques, mais sûrement pas dans ma bibliothèque. Je ne suis pas certaine que ma mémoire va retenir grand-chose de ce roman… sauf si un réalisateur décide de le porter à l’écran.

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.


Le lundi 16 décembre, à Radio VM (91,3 FM), de 17 h 45 à 18 h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec la metteure en scène Natalie Lecompte, qui nous parlera du spectacle 2019 Revue et corrigée, présenté au Théâtre du Rideau Vert jusqu’au 5 janvier 2019, puis au Capitole de Québec du 9 au 12 janvier 2020.

Lundi dernier, je recevais le metteur en scène Martin Desgagné, venu nous parler du spectacle Foirée montréalaise, où le quartier Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce est à l’honneur cette année, présenté au Théâtre La Licorne jusqu’au 21 décembre 2019.



Les Irrésistibles de Marie-Anne ont aussi leur page Facebook. Venez voir !

https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne

En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



Partager cet article sur : Partager sur Facebook Partager sur Twitter

Pour laisser un commentaire

*