08 août 2019

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Êtes-vous du genre à prendre souvent des photos ? À regarder vos albums souvenirs seul(e) ou en famille ? Gardez-vous vos vieux appareils photographiques par nostalgie ou les utilisez-vous encore ? Si oui, Le Projet Polaroid – Art et technologie, présenté au Musée McCord jusqu’au 15 septembre prochain, vous procurera beaucoup de plaisir.

Organisée par The Foundation for the Exhibition of Photography en collaboration avec le Massachusetts Institute of Technology (MIT) et le WestLicht Museum for Photography de Vienne, cette exposition est une mine d’informations et de découvertes, de quoi rallier le plus grand nombre.

Si je vous dis le mot « Polaroid », quelle est la première image qui vous vient spontanément à l’esprit ? Des photos prises au cours de vos vacances ? Lors de célébrations d’anniversaires ou à certains moments cocasses de la vie quotidienne ? Peu importe, la démarche est créative et démocratique, car accessible à toutes et à tous, sans aucune distinction.

On oublie souvent que le Polaroid, que ce soit avec son fameux SX-70 ou Polavision, pour ne nommer que ceux-là, a eu une place à part dans la façon de prendre des photos. Cet appareil, inventé en 1937, mais commercialisé en 1948 par l’Américain Edwin Herbert Land (1909-1991), avait comme particularité un développement immédiat, ce qui était novateur à l’époque. Bien sûr, le procédé n’a cessé d’évoluer jusqu’à l’inclusion de la couleur en 1963. Bon, je ne vais pas vous faire un cours d’histoire 101 sur le Polaroid, ce n’est pas mon champ de compétence, mais que vous soyez un spécialiste ou non de ce procédé photographique, plusieurs sections de l’exposition vous plairont.

Une centaine d’artistes internationaux (Robert Mapplethorpe, Charles Eames, David Hockney, Guy Bourdin, Barbara Crane, Chuck Close, Ellen Carey, Andy Warhol, Philippe Halsman, Dennis Hopper…), mais aussi trois Montréalais (Louise Abbott, Benoît Aquin et Charles Gagnon) proposent environ 140 clichés originaux qu’il s’agisse de tirages à la gélatine argentique ou numériques, au jet d’encre ou des techniques mixtes, de format standard à beaucoup plus imposant.

Également, en vitrine, quelques appareils photographiques et accessoires nous font réaliser combien cet objet fait partie de notre quotidien. Évidemment, la façon de prendre des photos de nos jours n’est en rien comparable au temps du Polaroid… mais quand l’art et la technologie s’allient, on ne peut être qu’en admiration devant le résultat de portraits de célébrités (Jean Cocteau, Alfred Hitchcock, Hillary Clinton) ou d’anonymes, de paysages ou de lieux.

Dans la dernière des huit sections regroupées autour de thématiques diverses, une partie de l’espace est participative. Le Musée McCord a eu la très belle idée d’inviter les Montréalais et des organismes communautaires, à envoyer une ou des photos polaroids. Donc, si vous êtes allé(es) voir l’exposition à son ouverture au mois de juin, il y a de fortes chances que la mosaïque de photos se soit développée depuis.

En 2009, l’entreprise Polaroid a fermé boutique mais, in extremis, le MIT a repris sa collection de photos, pour notre plus grand bonheur. William A. Ewing, Barbara P. Hitchcock, Rebekka Reuter, Gary Van Zante, Deborah G. Douglas et Hélène Samson (conservatrice, Photographie au Musée McCord), sont les commissaires de cette inspirante exposition.

Pour ma part, le Polaroid est ce que le vinyle est à la musique : un objet indémodable, qui me fait encore vibrer en 2019.


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Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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