09 mai 2019

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Si vous me lisez régulièrement, vous savez combien le théâtre – comme la littérature – sont au cœur de ma vie. Depuis le début de l’année, j’ai vu de très belles productions, mais je crois que celle qui va me rester en tête longtemps est présentée en ce moment dans la salle Jean-Claude Germain du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui (CTD’A).

En septembre 2017, au CTD’A, La Nuit du 4 au 5 connaissait un beau succès. Revoici, un an et demi plus tard, la dramaturge Rachel Graton avec 21, texte réaliste, percutant et sans fioriture.

Je ne sais pas s’il en est de même pour vous, mais je serais incapable d’être travailleuse sociale… je n’ai pas la vocation. Il faut certaines habiletés et une grande force mentale pour affronter, jour après jour, des gens dans le besoin, des plus démunis que soi.

L’action de 21 – une façon de jouer au basketball – se déroule à l’automne dans un gymnase d’un centre jeunesse montréalais. Le décor de Max-Otto Fauteux est d’une belle simplicité, la musique de Larsen Lupin accompagne l’intrigue sans trop l’appuyer et Alexia Bürger signe une mise en scène intelligente en parfaite symbiose avec le langage direct choisi par Rachel Graton.

Sara (Isabelle Roy, d’une grande justesse) et Zoé (Marine Johnson, une révélation) doivent durant trois mois se voir une fois par semaine. La première, intervenante sociale de 40 ans, célibataire et sans enfant, cache des blessures, des failles que personne dans son entourage ne voit. Elle est chargée de « dénouer » Zoé, une adolescente de 15 ans, indocile, farouche, fugueuse, méfiante et qui « pète une coche » dès que quelqu’un dit quelque chose qui ne lui convient pas.

Placée à la demande de son père, Zoé va devoir, derrière ses airs rebelles, apprendre à communiquer, à s’ouvrir pour mieux affronter la vie. Sara tente de lui apporter les outils nécessaires alors qu’elle-même est parfois sur le point de basculer. D’un autre côté, la franchise et l’acuité qui caractérisent Zoé aideront Sara dans sa propre démarche.

Cette pièce qui ne contient aucun temps mort et qui est d’une efficacité redoutable aurait pu être désespérante par son sujet, mais elle a eu, du moins sur moi, l’effet contraire. On passe du rire aux larmes, on compatit puis on se cambre avant de reprendre son souffle… Une chose est sûre, on ne peut rester indifférent devant ces deux êtres fragiles et blessés.

Sachez que des supplémentaire sont annoncées jusqu’au 11 mai. À quand une prochaine collaboration Graton / Bürger ?


La bibliothèque Robert-Bourassa, dans le cadre de son 20e anniversaire, a reçu l’écrivain et comédien québécois Robert Lalonde.

Partie 1. Robert Lalonde : de la lecture à l’écriture.

Réalisation et crédit photo : Stéphane Richard.

Entrevue menée par Marie-Anne Poggi.



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Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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