11 avr 2019

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Chers membres du jury,

J’espère vous voir en très grand nombre le lundi 15 avril prochain pour la 11e remise du Club des Irrésistibles qui se tiendra, de 10 h à 12 h, à la bibliothèque Robert-Bourassa à Outremont.

Si vous ne pouvez vous joindre à nous, s’il vous plaît, envoyez-moi à même ce courriel, votre choix au plus tard dimanche soir.

Bien hâte de vous revoir… ainsi que vous, lectrices et lecteurs, curieux de connaître ou de partager des points de vue sur les cinq oeuvres en lice !


J’aime l’œuvre de Claudie Gallay, un peu pour les mêmes raisons que je prends toujours plaisir à voir ou à revoir un film d’Éric Rohmer où ce n’est pas l’action qui prime, mais l’atmosphère qui y est superbement décrite.

Avec La Beauté des jours (Actes Sud, 2018), l’écrivaine française née dans l’Isère transpose son histoire dans une petite localité française où vivent et travaillent Jeanne et son mari Rémy Savoie. En couple depuis 20 ans, ils sont parents de jumelles, Elsa et Chloé qui, depuis la rentrée universitaire, font leurs études en commerce à Lyon.

Aînée d’une famille de quatre filles, si on exclut le frère mort-né, Jeanne s’émerveille devant les petites choses du quotidien. À 43 ans, après avoir exercé divers métiers, elle est maintenant au service des Postes et malgré le fait que son travail de 35 h par semaine ne la stimule pas tellement, c’est une femme qui est, comme on dit, de « nature heureuse ».

Également femme d’habitudes, sa vie ressemble à un chronomètre : à 18 h 01, tous les soirs en prenant un thé, elle regarde passer devant chez elle les TER en provenance de Lyon ; l’été, vacances à Dunkerque en compagnie de son mari – « Jeanne, [est] un être de territoires courts » ; fins de semaine auprès de ses filles et déjeuner à la ferme familiale le dimanche…

Depuis l’année de son bac, grâce à l’un de ses professeurs, Jeanne est fascinée par l’artiste serbe Marina Abramović, qui réussit des performances hors-normes. Tout les sépare et pourtant Jeanne est admirative de ses accomplissements, de son audace, de son parcours atypique depuis ses débuts à Belgrade. Elle va même jusqu’à lui écrire des lettres.

Gravitent autour de Jeanne, son mari, son supérieur M. Nicolas, son amie Suzanne qui vient d’être larguée par Jef, après sept ans de vie commune, et Mo, son chat rouquin. Et puis un jour, Martin Fayol, ex-étudiant au même lycée que Jeanne, arrive dans la région pour restaurer la chapelle du château de Saint-Hilaire.

Est-il marié ? A-t-il des enfants ? A-t-elle encore le béguin pour lui après tant années ? Acceptera-t-elle de le revoir et si oui, quelles en seront les conséquences ? N’empêche qu’une petite voix lui dit : « Un jour, on relève la tête et on se rend compte que les autres vivent, et que nous, on est arrêtés. »

D’une grande beauté, ce roman sensible vient nous chercher par petites touches.


Le lundi 15 avril, à Radio VM (91,3 FM), de 17 h 45 à 18 h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec l’écrivaine Sylvie Drapeau, qui vient nous parler de son récit autobiographique La Terre (Leméac, 2019), dernier tome de sa tétralogie amorcée en 2015.

Lundi dernier, je recevais Thierry-Maxime Loriot, commissaire des expositions Thierry Mugler : Couturissime et Montréal Couture, présentées au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 8 septembre 2019.



Les Irrésistibles de Marie-Anne ont aussi leur page Facebook. Venez voir !

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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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