04 avr 2019

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Le Liseur (1995) de Bernhard Schlink fut un succès mondial. Comment oublier un tel roman ? Quand j’ai su que l’auteur allemand publiait Olga (2018, 2019) aux éditions Gallimard, j’ai décidé d’aller voir si mon expérience de lecture serait aussi forte.

Comme je suis honnête avec vous, ma réponse est non, mais cela ne veut pas dire pour autant que ce roman ne vaut pas le détour. Il faut par contre s’accrocher, car la première des trois parties est campée dans la grande Histoire et pour bien suivre les tenants et les aboutissants, on doit être attentif aux moindres détails qui auront leur importance au fur et à mesure de l’intrigue qui débute à la fin du XIXe et se poursuivra sur près d’un siècle.

Le récit nous fait connaître Olga Rinke, une gamine intelligente et curieuse. Son père débardeur et sa mère blanchisseuse vivent pauvrement. La plupart du temps, c’est la voisine qui s’occupe de la petite Olga. Celle-ci va perdre très jeune, coup sur coup, ses parents emportés par le typhus et sera élevée dans un village en Poméranie par sa grand-mère avec qui elle ne s’entend pas très bien.

Olga se sent différente des autres enfants, dit n’avoir besoin de personne, mais ça, c’était avant de rencontrer Herbert Schröder. Tout les sépare et pourtant, envers et contre tous, ils vont s’apprivoiser, s’aimer, avant que le destin ne s’en mêle.

Herbert vient d’une famille fortunée « son père est l’homme le plus riche du village » ; ses parents, sa sœur Viktoria et lui habitent un grand domaine qui génère bon nombre d’emplois. Le paternel a de grands projets pour son fils unique, mais Herbert a d’autres ambitions. Aventurier, conférencier, explorateur, Herbert veut parcourir le monde dans des contrées lointaines…

Vont-ils réussir à réaliser leur rêve ? Pour Herbert, faire la traversée de la Terre du Nord-Est – un périple très risqué – et pour Olga, devenir enseignante ? Pourront-ils un jour vivre ensemble ? Chacun a ses secrets, certains plus lourds que d’autres.

Plusieurs autres personnages viendront se greffer à ce roman qui apporte son lot de révélations que l’on ne voit pas nécessairement venir, histoire tissée comme une toile d’araignée où tout finit par s’enchevêtrer. Au final, je me répète, Olga valait la peine qu’on s’y arrête, et ce, malgré quelques longueurs ici et là.


Le lundi 8 avril, à Radio VM (91,3 FM), de 17 h 45 à 18 h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec Thierry-Maxime Loriot, commissaire de l’exposition Thierry Mugler : Couturissime, présentée au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu’au 8 septembre 2019.

Lundi dernier, je recevais le metteur en scène Florent Siaud, venu nous parler de la pièce Britannicus de Jean Racine, présentée au Théâtre du Nouveau Monde jusqu’au 20 avril 2019.



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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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