07 fév 2019

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Ce n’est pas à défaut d’avoir essayé, je vous assure. Prend, dépose, recommence. Rien à faire, j’ai abandonné avant la fin. Je m’ennuyais, je n’avais aucun intérêt pour cette histoire, et ce, malgré toute ma bonne volonté. De quel livre s’agit-il ? me demanderez-vous. De Sérotonine de Michel Houellebecq, publié chez Flammarion en 2019.

Je sais, je sais : Sérotonine – tirage à plus de 300 000 exemplaires –, était un roman très attendu en début d’année, mais il n’a pas eu sur moi l’effet escompté. Alors pourquoi vous en parler, me direz-vous ? Je désire savoir si je suis dans le champ ou si d’autres ont fulminé, comme moi, à la lecture de certaines descriptions.

On le sait, Houellebecq est porté aux nues par certains et décrié par d’autres. Cet ingénieur agronome de formation, qui a gagné en 2010 le prix Goncourt pour La Carte et le Territoire, est assez unique dans le milieu littéraire. S’est-il créé un « personnage » au fil des ans ? Joue-t-il à un jeu que je ne comprends pas ? Pas plus que ne me plaît son humour noir… Est-ce de l’esbroufe ou nous montre-t-il son vrai visage ? N’y a-t-il que les gens de son entourage, et encore, qui pourraient nous donner l’heure juste ? Pour ma part, une chose est sûre : je ne suis plus capable, en le lisant, de départager l’homme public de l’écrivain. Dommage !

Tout ce que je peux vous dire – pour le peu que j’ai été capable d’en lire –, c’est qu’il est question d’un certain Florent-Claude Labrouste (le double de Houellebecq ?), ingénieur agronome français de 46 ans, macho, misogyne, buveur, accro à la nicotine et aux antidépresseurs Captorix – qui ont de fâcheuses conséquences sur ses relations sexuelles.

Florent-Claude (il déteste son prénom) va quitter son emploi au ministère de l’Agriculture pour… L’histoire est campée dans la France d’aujourd’hui qui ne se porte pas très bien. L’auteur en profite au passage pour écorcher quelques personnes médiatiques françaises et certains écrivains.

Et comme disait Anatole France : « La vie est trop courte. Proust est trop long. » Ainsi, j’ai décidé de ne pas terminer ce roman de 347 pages. J’ai des dizaines de livres qui m’attendent sur ma table de chevet. Hum ! J’hésite… Quel sera le prochain ?


Le lundi 11 février, à Radio VM (91,3 FM), de 17 h 45 à 18 h, dans le cadre de Culture à la carte, je m’entretiendrai avec Diane Charbonneau, conservatrice des arts décoratifs modernes et contemporains et de la photographie du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), qui nous parlera de l’exposition États d’âmes, esprit des lieux : photographies de la collection Lazare, présentée au MBAM jusqu’au 28 avril 2019.

Lundi dernier, je recevais la metteure en scène Marie-France Lambert, venue nous parler de la pièce Art de Yasmina Reza, présentée au Théâtre du Rideau Vert jusqu’au 2 mars 2019.



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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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