03 jan 2019

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Je trouvais que le temps des Fêtes était un moment idéal pour lire un Donna Leon. J’ai donc entamé avec un bel enthousiasme Les Disparus de la lagune (Calmann-Lévy, 2017, 2018), très bien traduit par Gabriella Zimmermann, et je n’ai pas été déçue.

Comme toujours chez l’auteure, la plus Vénitienne des Américaines, l’un des personnages principaux est Venise et ses lagunes. Oui, il y a un ou des mort(s), mais ce n’est pas là où se situe l’intérêt du livre. Il faut plutôt regarder du côté des descriptions que Donna Leon fait de sa ville d’adoption et de l’atmosphère qu’elle réussit à créer.

Plusieurs des proches du commissaire Guido Brunetti sont de retour, à commencer par sa femme Paola Falier-Brunetti, toujours professeure de français. Mais on retrouve également avec grand bonheur la signora Elettra, secrétaire du vice-questeur Giuseppe Patta, le supérieur de Guido. D’une efficacité à toute épreuve, elle dépanne régulièrement Brunetti dans ses enquêtes.

Après un événement qui amène Brunetti à l’hôpital et à la suite d’une batterie de tests, la docteure qui l’a examiné lui suggère fortement de prendre quelques semaines de vacances et de se reposer loin de son lieu de travail. Obtempérant, le commissaire laisse derrière lui sa petite famille et part seul sur l’île de Sant’Erasmo, située dans la partie nord de la lagune vénitienne.

Mais pourquoi précisément Sant’Erasmo ? Parce que plus jeune, à la suggestion de son père, Brunetti y a passé quelques vacances d’été. Aujourd’hui, Constanza Falier, la tante de Paola âgée de 96 ans, met sa villa du XVIIIe siècle à la disposition du commissaire.

La résidence, souvent inhabitée, est entretenue et surveillée par Davide Casati, qui demeure dans la maison du jardinier située à l’arrière de la villa, en compagnie de sa fille Federica et de son gendre Massimo, ainsi que de ses deux petits-enfants.

Davide Casati, septuagénaire, veuf depuis quatre ans, très bon rameur, se déplace en puparìn, « la barque d’aviron préférée de Brunetti, nerveuse et légère dans l’eau ». Durant son séjour à Sant’Erasmo, Davide et Guido feront des virées dans la lagune pour le plaisir de ramer et celui de vérifier les ruches de Casati, car il élève des abeilles dans les barene de la lagune.

Les Disparus de la lagune commence pianissimo, les journées de Guido sont faites de petits bonheurs quotidiens – lire, manger localement, marcher, faire du vélo, ramer – mais, car il y a un mais… Une dizaine de jours après l’arrivée du commissaire dans l’île, un homme disparaît. On retrouve son corps dans la lagune et les questions se mettent à défiler. Est-ce un meurtre ? Un bête accident ? Une noyade due à un orage de juillet d’une forte intensité ? Pourquoi les abeilles de Casati se sont-elles mises à mourir ? Parfois le corps livre des secrets insoupçonnés sur la personne : une cicatrice, des brûlures au dos…

Claudia Griffoni, la collègue de Brunetti, ainsi que l’inspecteur Vianello viendront lui porter main-forte pour tenter de résoudre cette énigme d’une grande actualité qui sera révélée au fil des 355 pages. De Burano à Mira, de la Villa Flora à Sant’Erasmo, Brunetti et ses acolytes découvriront des agissements pas très catholiques !

Cette oeuvre a déjà été suggérée par le Club des Irrésistibles, lire ici.


Deuxième partie de l’entretien réalisé avec l’écrivain et cinéaste québécois Jacques Godbout dans le cadre du 20e anniversaire de la bibliothèque Robert-Bourassa.

Partie 2 de 3. De l’Éthiopie… à l’UNEQ.

Bonne écoute ! Suite la semaine prochaine.

Réalisation : Stéphane Richard.

Entrevue menée par Marie-Anne Poggi.



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En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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