12 juil 2018

Le Billet de la semaine

Bonjour à vous toutes et à vous tous,

Donatella Di Pietrantonio nous offre, avec La Revenue (éditions du Seuil, 2017, 2018), un roman savoureux à déguster comme un cornet de crème glacée par jour de canicule.

À ma grande honte, je ne connaissais rien de cette écrivaine née en 1963 dans un village des Abruzzes, pas plus que je n’avais eu vent de ses deux autres publications Mia madre è un fiume (2011) et Bella mia (2014). Mon rattrapage sera fait sous peu, ai-je besoin de préciser.

L’action se déroule en Italie, possiblement dans les Abbruzes, sur une période d’un an et demi.

La parole est donnée à la Revenue, jamais nommée autrement, qui se considère comme « orpheline de deux mères vivantes » car, prétend-elle, elle a été abandonnée deux fois.

Été 1975 : aujourd’hui âgée de 13 ans, la Revenue retourne, à son corps défendant, vivre dans sa « vraie » famille qui demeure à 50 kilomètres du lieu où elle a été « adoptée » à l’âge de six mois, par Adalgisa et son mari – un « oncle éloigné » de la Revenue.

Tout, maintenant, la sépare de son ancienne vie. La Revenue se découvre quatre frères et une soeur, alors qu’elle était fille unique chez Adalgisa ; elle passe de la ville à la campagne ; d’une maison située à quelques enjambées de la mer, à un appartement dans un petit village ; elle qui a toujours mangé à sa faim, elle doit dorénavant partager la nourriture avec la smala, dormir tête-bêche dans le même lit que sa jeune sœur Adriana avec qui elle développera une belle complicité, faire chambre commune avec trois des garçons, aider aux taches ménagères, sans compter le dialecte parlé par sa famille qu’elle ne comprend pas toujours. Basta, la cour est pleine !

La Revenue a deux consolations : elle s’entend bien avec Adriana et sa professeure de 4e, Mme Perilli, qui se rend compte du potentiel de son élève qu’elle trouve brillante et qu’elle espère voir poursuivre ses études au lycée, en ville. Par contre, la Revenue ne cesse de se demander depuis qu’elle a été « rendue » à ses parents biologiques : pourquoi, du jour au lendemain, Adalgisa et son mari n’ont-ils plus voulu d’elle ? D’autant plus qu’elle a toujours cru qu’Adalgisa était sa « vraie » mère. Bien sûr, l’auteure comblera nos interrogations mais parcimonieusement.

Précisons également que la traduction de l’italien par Nathalie Bauer est parfaite et rend bien les différents niveaux de langue des personnages.

Donatella Di Pietrantonio a une plume ciselée, alerte et sensible. Une très belle découverte que ce roman que l’on n’a pas envie de laisser de côté avant d’en avoir lu la dernière page.

La Revenue a obtenu, en 2017, le prix Campiello.


L’année 2017 marquait le 375e anniversaire de Montréal. Pour souligner l’événement, les Irrésistibles avaient donné la parole à un membre de l’équipe du musée Pointe-à-Callière.

Nous vous invitons, cette semaine, à écouter la deuxième partie d’un entretien réalisé avec Hendrik Van Gijseghem, chargé de projet à Pointe-à-Callière, sur les débuts de la colonie de Montréal.

Ce que vous entendrez et verrez, entre autres, c’est comment le musée Pointe-à-Callière a permis de préserver le lieu même où a été fondée Montréal le 17 mai 1742… Bonne écoute !

Réalisation : Stéphane Richard.



Les Irrésistibles de Marie-Anne ont aussi leur page Facebook. Venez voir !

https://www.facebook.com/LesIrresistiblesDeMarieAnne

En vous rendant sur la chaîne YouTube à l’émission Les Irrésistibles de Marie-Anne, vous pourrez entendre, à chaque semaine, mes commentaires et critiques de théâtre ou d’arts visuels.

Je vous souhaite de très belles découvertes et à la semaine prochaine,


Marie-Anne



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